«La participation du FFS aux élections législatives du 10 mai 2012 est tactique. Nous participons, mais en étant toujours vigilants quant à la suite qui sera réservée à la volonté populaire. Nous serons toujours près de ce peuple», a affirmé Madani Khoudir, secrétaire national du plus vieux parti d'opposition en Algérie.
Avant d'entamer son intervention, dans la salle du palais de la culture Mohamed- Boudiaf de Annaba, M. Khoudir s'est excusé de l'absence du premier secrétaire du FFS, Ali Laskri, qui, a-t-il indiqué, a eu un empêchement de dernière minute. Dissertant devant les militants et les sympathisants du parti, sur l'exigence d'une Assemblée constituante qui aura à poser les jalons de la deuxième République de l'Algérie post-indépendance, il affirmera avec force que «le peuple algérien a été ignoré par ses gouvernants depuis l'indépendance. C'est pourquoi le FFS vise à créer des espaces de débat politique public autonome. Et, si nous prenons part à ces élections législatives, c'est dans le but de favoriser une transition démocratique». La stratégie du parti, précise- t-il, tend à créer «un rapport de force politique dans la société favorable à une alternative qui aboutirait à l'avènement de la deuxième République». Il a, aussi, rappelé les engagements du parti qui, une fois dans le Parlement, œuvrera pour l'instauration d'un état de droit où seront respectés les droits de l'homme et les libertés individuelles. Le FFS travaillera également pour un Etat moderne et une justice sociale. Il est inconcevable, estime-t-il, que les enfants de ce peuple s'immolent ou meurent en mer alors qu'ils vivent dans un Etat riche. Un Etat que même le Fonds monétaire international (FMI) courtise pour son argent. Dévoilant la démarche de son parti pour un Etat moderne et fort par la volonté de son peuple, l'orateur a considéré qu'il s'agit d'aller vers «un mouvement de contestation pacifique pour faire changer le pouvoir sans violence, d'éviter de tomber dans celle-ci dont les conséquences seraient très graves». A ce propos M. Khoudir a rappelé la phrase de Hocine Aït Ahmed, président du FFS, dans un discours prononcé en 1991, rejetant les deux extrêmes : «ni Etat policier, ni Etat intégriste». Concernant la situation géopolitique, et les changements violents de régimes voisins, l'orateur a soutenu que «le FFS ne sera jamais le cheval de Troie de l'Occident». Ces régimes, dira-t-il, ont muselé leurs peuples, d'où leur soulèvement avec l'aide de l'extérieur. «Il est de notre devoir de ne pas donner l'occasion à ceux qui guettent l'Algérie pour la diviser et exploiter ses richesses comme il l'ont fait en Libye et en Irak. Pour cette raison, nous voulons réhabiliter la politique et permettre aux Algériens de vivre dans la liberté et la démocratie». Pour l'intervenant, l'appel du 1er-Novembre 1954 est toujours valable : «pour un Etat démocratique et social dans les principes de l'Islam», rappelle-t-il, avant d'appeler les Annabis à voter pour la liste de son parti qui porte le numéro 17. «C'est le numéro des urgences et le pays est dans un état d'urgence», commente- t-il.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : A Bouacha
Source : www.lesoirdalgerie.com