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Cadre de vie à Berrahal (ANNABA) Les espaces publics squattés par les commerçants



Cadre de vie à Berrahal (ANNABA)                                    Les espaces publics squattés par les commerçants
Au lendemain de l'opération totalement réussie d'éradication du commerce informel, qui défigurait le centre de Berrahal, ce sont les propriétaires des magasins qui, aujourd'hui, squattent les trottoirs, transgressant outrageusement la loi.
Telle une hydre rampante, ce phénomène a gagné du terrain, affectant jusqu'au principal boulevard de cette ville. Des trottoirs, dont la largeur dépasse les sept mètres, ont été totalement squattés au vu et au su de tout le monde, a-t-on constaté sur place. Considéré à juste titre comme étant la vitrine de la ville, ledit boulevard avait pourtant fait l'objet, il y a quelques années à peine, d'une vaste opération de réhabilitation et d'aménagement qui a coûté à l'Etat 15 milliards de centimes. Les dépassements sont nombreux, et il devient urgent de les dénoncer. Les riverains locataires du bâtiment, appelé communément Bouchareb, n'ont cessé depuis des mois de se plaindre auprès des pouvoirs publics et des élus sur les pratiques anti-commerciales des restaurateurs, portant atteinte, à la fois, au cadre de vie et à la sécurité des riverains et des passants. Les piles de caisses et les sacs pleins de charbon qu'utilisent des restaurateurs pour les grillades encombrent les espaces publics qui leur sont normalement réservés, les obligeant à emprunter la chaussée et à s'exposer au danger de la circulation automobile intense à ce niveau. Plus grave, aujourd'hui, ces mêmes riverains peinent pour accéder à leur domicile du fait que l'entrée des immeubles est obstruée par les marchandises et les étals improvisés. 'Cette situation déplorable et préjudiciable a été portée à la connaissance des pouvoirs publics et des élus locaux, sans suite. Notre revendication n'a pas trouvé d'oreille attentive, malheureusement", affirment les locataires. Et de constater que devant l'absence de réaction de la force publique, cette pratique tend à se généraliser. En effet, les commerçants des autres artères de l'agglomération, depuis la place Rouge jusqu'à la sortie de la ville en direction de Annaba, ont, à leur tour, occupé illicitement les arcades des immeubles et les trottoirs, créant d'autres encombrement. Aujourd'hui, Les trottoirs du principal boulevard de Berrahal ne sont plus réservés aux piétons, et on est en droit de s'interroger si les commerces contrevenants ont fini par remporter le bras de fer qui les opposaient aux autorités locales ' Ces dernières, dans une fuite en avant manifeste, continuent de fermer les yeux sur les dépassements des prétendus 'commerçants licites" qui ont accaparé rues, ruelles, trottoirs, espaces verts et parkings.
B. B
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