Ces deux sites couvrent une superficie de 10 ha en plein tissu urbain et causent à l'heure actuelle beaucoup de soucis aux pouvoirs publics.Situés en plein c?ur du quartier de la plaine ouest de Annaba, les bidonvilles d'Abou Merouane et de Bouhdid, qui sont les deux foyers d'habitat précaire les plus importants de la ville côtière, causent beaucoup de soucis aux pouvoirs publics à l'heure actuelle. Les directions de wilaya concernées sont, en effet, confrontées à la tracasserie de l'éradication des 3 000 bâtisses et cabanes qui sont érigées sur ces deux parcelles de terrain et au relogement de leurs habitants.
Un problème épineux, qui est, certes, pris en charge depuis des années par la daïra, la direction de l'habitat et l'APC de Annaba, mais qui n'arrive pas à être solutionné de manière définitive. Cela, en raison, explique-t-on, du retard pris par le chantier des nouveaux logements sociaux de la mégapole de Draâ Errich, dont un quota est promis aux familles recensées. Mais pas seulement, arguent les responsables des institutions citées.
Ces derniers rappellent, comme à regret, que les opérations de recasement entreprises jusque-là n'ont pas réussi à mettre un terme aux constructions illicites qui les ont systématiquement suivies. Un élu local estime que ce phénomène continuera à fausser tous les calculs de l'administration, tant que ces opérations n'auront pas été suivies au fur et à mesure par des actions de recouvrement des espaces publics vidés de leurs indus occupants.
Se promettant de tirer des leçons du passé, des élus suggèrent que l'on agisse autrement à l'avenir, à l'occasion des prochaines opérations d'éradication des bidonvilles, en prenant bien soin de non seulement détruire les baraquements illicites, mais aussi en clôturant les zones récupérées afin d'éviter qu'elles ne soient convoitées de nouveau par d'autres éventuels "squatters".
C'est également l'avis du chef de daïra de Annaba, Rachid Chehat, le principal concerné dans le dossier relatif au démantèlement des bidonvilles qui enlaidissent la ville. "Nous avons à c?ur d'en finir avec les deux sites d'Abou Merouane et de Bouhdid et la plaie de l'habitat précaire qui défigure la ville chef-lieu.
Nous nous sommes engagés à soulager, en toute priorité, les centaines de familles, qui y vivent dans des conditions inhumaines, en les relogeant décemment dans les meilleurs délais possibles. Ce qui ne saurait tarder plus longtemps", espère ce responsable. Et d'ajouter qu'en plus de rendre justice aux mal-logés, l'Etat pourra récupérer un terrain d'assiette conséquent, à même d'être utilisé pour l'édification de diverses structures publiques.
"Les deux sites sont implantés sur une surface totale de 10 ha. Chaque hectare pourrait servir à la construction d'une centaine de logements, au moins. Il se trouve que nous avons un vaste programme de logements publics aidés (LPA) pour lequel nous n'arrivons pas à trouver un terrain d'assiette", indique, pour conclure, le chef de daïra.
A. Allia
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : A ALLIA
Source : www.liberte-algerie.com