Annaba a accueilli, hier, les assises régionales de consultations sur le développement local. Organisées par le Conseil national économique et social (Cnes), ces assises ont concerné huit wilayas de l'est du pays, à savoir Annaba, Constantine, Mila, Guelma, Skikda, Tarf, Tébessa et Souk-Ahras.
Dans son allocution d'ouverture et comme pour bien préciser ce qu'il attend des participants, Mohamed-Seghir Babès, le président du Cnes a souligné : «Il n'est pas question de sortir de ces assises régionales avec des recommandations anodines. Nous voulons que vos propositions soient réalistes et concrètes en relation avec le quotidien des citoyens. Il faut casser les tabous. Il n'y a que le Coran qui est sacré. Vous avez toute latitude pour aborder l'ensemble des préoccupations. Nous devons aller de la base vers le sommet pour organiser la bonne gouvernance pour arriver à un état planificateur stratégique coordonné entre lez différents acteurs du développement local.» Pour une approche appropriée de l'ensemble des problèmes, le Cnes a fait appel à la participation des acteurs directs du monde économique et social. C'est notamment le cas des walis, directeurs d'exécutif, des élus (APN, APW, APC), des représentants des associations civiles, à l'exemple du patronnat, syndicats, et mouvement associatif des huit wilayas. Bien préparées, les interventions l'ont certainement été à l'écoute de la pertinence des questions abordées par les intervenants. L'initiative prise par les walis de réunir les membres de leurs exécutifs, les élus et autres animateurs du mouvement associatif a été très bénéfique. L'importance de cette manifestation est précisée par la mission attribuée aux participants désignés pour les travaux dans les quatre ateliers. Présidés par un membre du Cnes aux côtés de deux walis, ces ateliers ont pour mission de débattre de la nouvelle dynamique du développement local. De la pleine réhabilitation des services publics. De l'émergence d'un nouveau paradigme de la gouvernance. De la nouvelle hiérarchie des besoins et des priorités du développement local prenant davantage appui sur le génie des terroirs et visant un meilleur ciblage des attentes catégorielles. Y participent aussi à ces assises des universitaires, chercheurs, experts, chefs d'entreprise, notabilités, avec pour objectif d'élaborer une plateforme de recommandations appelée à servir de base pour des réformes à élaborer lors des assises nationales d'Alger, prévues pour la fin du mois de décembre 2011. On était loin des pratiques d'antan où les intervenants étaient interrompus d'autorité par un modérateur, n'admettant aucune réplique. Le président du Cnes l'a voulu ainsi : «Vous avez toute latitude de vous exprimer sans que nul ne puisse vous interrompre. Je vous demande simplement d'être concrets dans votre approche avec des propositions de solutions aux problèmes posés». Concrets, les intervenants l'ont été en soulevant divers aspects étroitement en relation avec le quotidien des populations et le développement local. Les disparités régionales, la mauvaise gouvernance locale, la mauvaise volonté affichée par les élus et leur incompétence dans la prise en charge des aspects socioéconomiques ont été longuement abordées. Les recommandations attendues dans la soirée d'hier devraient être riches en propositions de solutions pour mieux appréhender la question du développement local et de là, la prise en charge efficiente des préoccupations citoyennes.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : A Bouacha
Source : www.lesoirdalgerie.com