Annaba - A la une

Azzedine Mihoubi insiste sur l'efficacité des festivals



Azzedine Mihoubi insiste sur l'efficacité des festivals
Un public nombreux a assisté à la soirée inaugurale de cette 10e version du festival chaâbi, essentiellement familial, à la prestation des jeunes talents qui se disputent, comme l'a souligné le ministre de la Culture, Azzedine Mihoubi, la relève des grands maîtres du genre dont nombreux ne sont plus de ce monde, à l'image de Hadj El Anka, El Hachemi Guerouabi, Hsen Saïd... Mais aussi et surtout les regrettés Rachid Ennouni et Kamel Messaoudi à qui cette dixième édition est dédiée à travers la remise de titres honorifiques à leurs familles, ainsi que par la diffusion de deux portraits filmiques retraçant leur parcours. Lors de son allocution, Mihoubi a mis l'accent sur la nécessité d'encourager l'éclosion d'une nouvelle génération qui aura la lourde tâche de relayer les monuments de ce patrimoine musical qui ont eu, des décades durant, à en porter et maintenir le lustre. Peu avant, dans une déclaration à la presse, le ministre a fait part de sa volonté d'aider à la réhabilitation de nombreux festivals tout en se montrant pragmatique quant au rendement dont ils sont tenus d'assurer. Il a, une nouvelle fois, saisi l'occasion pour insister sur l'intérêt du festival du cinéma méditerranéen qu'abritera la ville de Annaba. Optimiste mais critique aussi, le premier responsable de la culture n'a pas caché sa désapprobation devant le cumul de certains commissaires généraux de festival promettant d'agir pour mettre un terme à ces pratiques. Sur scène, l'ambiance était conviviale malgré l'absence de l'invitée de la soirée, Nassima Chaâbane, qui devait donner le la à cette soirée typiquement citadine. Mais c'est une autre femme, Dhaouia Baghdad, candidate de Chlef, qui a émerveillé le public et le jury en exécutant, sous l'ordre d'un orchestre cossu patronné par Abdelkrim Amimour, un superbe texte poétique, « Ya Layem Lach Tloum ». S'en suivra avec un brillant passage un jeune prometteur de Bejaïa, Mokhtar Achouri, qui, s'inspirant de la touche « guerouabiste », a interprété une célèbre qacida d'amour, « Yal Kadi », avant de laisser place à un pur produit de l'école d'Alger, Saâdi Amine, faisant sensation avec « Zoura Ya Achkin Zoura ». La clôture a été laissée à Kerouani Adda de Tiaret, visiblement très passionné de Amar Lachab, lequel n'a pas fait mystère de son savoir-faire en s'adonnant, avec rythmes et mélodies, à son lointain mentor. Cette dixième édition du chaâbi met en lice 24 candidats issus de plusieurs wilayas qui auront, jusqu'au 30 juin, à concourir pour le premier prix du festival.


Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)