Annaba - A la une

Aucun dénouement à l'horizon



La situation de blocage du complexe sidérurgique Sider El Hadjar ne semble pas se diriger vers un dénouement après la fermeture dans la journée de lundi de tous les portails de l'usine par un demi-millier de chômeurs ayant appris par la Direction de l'emploi de Annaba l'ouverture d'un recrutement pour 800 candidats dans cette importante unité sidérurgique.Arrivés devant le portail principal, et contrairement à ce que leur a déclaré la Direction de l'emploi, il leur a été signifié qu'aucun recrutement n'est prévu pour le moment. Empêchés de pénétrer à l'intérieur pour s'informer auprès des responsables, une cinquantaine d'entre eux a pu le faire.
Devant l'intransigeance des responsables de les recevoir, ils ont bloqué de force les installations dont le haut-fourneau, les aciéries et les laminoirs. Le reste des protestataires sont restés au niveau des portails pour empêcher tout accès ou sortie de l'usine jusqu'à leur réception par le P-dg. Celui-ci, averti au préalable de la tournure des événements, dont les signes précurseurs étaient déjà perceptibles depuis la journée de dimanche, s'est éclipsé la matinée même de lundi et n'est plus en poste depuis, selon une source fiable contactée par téléphone à l'intérieur du complexe.
Les protestataires reprochent aux responsables de Sider El Hadjar « des recrutements sélectifs ciblant des proches ou des amis, dont certains reçoivent des salaires qui sont loin de leur qualification, alors qu'avec nos diplômes et qualifications, nous sommes interdits d'emploi. Nous avons des familles à charge et tout ce que nous voulons c'est avoir un poste de travail. Une revendication légitime contenue dans la loi suprême du pays », selon les reproches des chômeurs à la recherche d'un emploi dont de nombreux universitaires et techniciens diplômés.
Les salariés de Sider El Hadjar assurant un service de travail posté n'ont pu quitter le complexe à la fin de leur vacation qui prenait fin lundi à 13 h. Certains ont pu le faire vers 18h. Et depuis, ils sont hors de leurs ateliers ou bureaux, faute de pouvoir le faire en raison du blocage hermétique de toutes les issues par les contestataires.
Ayant bénéficié en 2016 de près d'un milliard de dollars pour la réhabilitation, en deux phases, de ses installations rendues obsolètes après le départ de l'indien ArcelorMittal, ce géant de l'industrie sidérurgique nationale des années 1970 n'a pu redresser la situation. Ses 5 000 salariés espéraient qu'avec l'octroi de l'importante aide de l'Etat, ils allaient redresser la situation catastrophique de leur outil de travail. Ce qui ne semble pas pour demain. « Nous payons les pots cassés, malgré nous », estiment-ils. Nos multiples tentatives pour en savoir plus sur cette affaire auprès de la direction générale ont été vaines.
A. Bouacha
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)