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Au fil… des jours



Au fil… des jours
? Mardi 11 octobre 2016 :La période de vaches maigres que traversent certaines imprimeries en Algérie semble être à son comble, plombées qu'elles sont par les dettes des journaux, estimées à 100 milliards de centimes.Pour recouvrer ces sommes colossales, la société d'impression d'Alger (SIA) a déjà eu recours aux tribunaux. Le PDG de la SIA accuse certaines journaux d'avoir recours à la manigance et la victimisation pour ne pas payer leurs dettes en affirmant que «certains journaux optent pour la politique de victimisation ; ils prétendent ne pas avoir les moyens, mais ce n'est pas vrai, ils gaspillent leur argent dans des chaînes de télévision, c'est irresponsable», déplore-t-il.Le PDG de la SIA ne compte pas en rester là ; «on va frapper avec une main de fer celui qui touche à l'argent public», poursuit-il.S'agissant des raisons de la crise qui frappe les imprimeries en Algérie, M. Mechat indique que «la productivité de la presse écrite a beaucoup baissé ces dernières années, pourquoi ' En 1998 on a scellé un accord avec la presse au sujet des prix des journaux, depuis le coût du journal est de 5 DA et 60 centimes, mais sur le marché les prix varient entre 15 et 20 DA, ce qui a engendré une vraie crise chez certaines imprimeries, dont la seule vocation est la production des journaux». Conclusion : les imprimeries publiques se retrouvent dans une véritable crise. Mais à qui la faute ' Aux journaux qui ont «mal géré» ' Aux imprimeurs qui ont «mal résisté» aux «pressions et injonctions» et autres «menaces» déguisées ou ouvertes ' A l'Etat (et autres cercles de pouvoir) qui, pour des raisons toutes politiciennes, ont facilité, par leurs interventions ouvertes ou simplement téléphoniques, l'émergence et la présence d'une «économie de la presse informelle» ' Ne pas se faire trop d'illusions, car le secteur public de la presse est, lui aussi, concerné, et un jour ou l'autre, il faudra bien en parler...publiquement.Mercredi 12 octobre 2016 :Dans les extraits révélés du livre «Un président ne devrait pas dire ça…Les secrets d'un quinquennat», qui sortira ce jeudi, signé de deux journalistes du journal Le Monde, le président de la République F. Hollande a sévèrement taclé les magistrats, traités de «lâches, de planqués et de vertueux»... les footballeurs professionnels traités de «décérébrés» en manque de «musculation du cerveau»... Les déclarations chocs du président français ont heurté et choqué beaucoup de monde dont ses proches...tout particulièrement à l'approche de l'élection présidentielle face à une droite bien placée. Révélations calculées pour faire (re-)parler de soi ou imprudence politique d'un homme perdu dans le marécage des problèmes internes du pays et dans les bourbiers extérieurs (chômage, malaises sociaux, menaces terroristes et insécurité, migrants, l'Islam, surenchère droitière...). Un peu de tout, de tout un peu chez un homme cherchant la compréhension bien plus que des adhésions ou pensant que la proximité favorise les adhésions. Ce qui se passe chez l'homme politique restera toujours difficile à saisir et c'est pour cela qu'il lui est facile de commettre des «bavures» dont il est le premier à s'étonner. Ce qui est absolument certain, c'est que les hommes politiques ont une fâcheuse tendance à croire (dès qu'il leur semble qu'ils sont bien «assis» dans leur fauteuil, ce qui donne une assurance de puissance) que leur vis-à vis , s'il est leur égal en tant qu'être humain, n'a pas le niveau pour assimiler ce qu'on lui dit. Il faut donc aller encore plus loin dans l'explication...jusqu'à la révélation parfois la plus intime. Oublieux que le journaliste, où qu'il soit et quel qu'il soit, l'expérience aidant, fait parfois (sinon souvent) «l'âne pour avoir du son». C'est son boulot. Il le fait encore plus aisément si l'interviewé ne précise pas que ce qu'il raconte est «off the record» (c'est-à-dire «ne pas publier»...pour «simple information»). A répéter à chaque fois ! On a eu, en Algérie, quelques cas de «confessions» de responsables politiques et de politiciens -enregistrées- véritablement catastrophiques, surtout lorsqu'il s'agit de sujets stratégiques ou même personnels.Il ne s'agit pas pour l'homme politique de se taire, mais de s'entourer des conditions les meilleures (grâce aux spécialistes de la communication) et surtout de ne pas parler «à tort et à travers» avec les journalistes, comme avec sa femme ou sa maîtresse...Encore que même ici, il faut faire gaffe...les «confidences sur l'oreiller» qui durent, durent, ont toujours causé bien des dégâts, surtout après les ruptures...F. Hollande en avait connu un bon bout, pourtant !Leçon de Dominique Wolton, spécialiste français des médias, de passage à Bejaia pour une conférence organisée par le Café Littéraire : «Ce que l'on trouve sur internet (blogs, sites d'information «anonymes», réseaux sociaux..), c'est de l'expression, pas de l'information ...et l'expression n'est pas forcément de l'information». C'est tout dit. Et nos journalistes devraient en tenir compte pour éviter de tomber dans les pièges de la manipulation et de la communication inintelligible.Dans une autre conférence donnée à Annaba (à l'If) sur «la Communication et la politique», son constat est sans équivoque : «Les politiques sont coupés de la réalité». Il parlait pour la France, bien entendu...chez nous, les politiques vivant dans un autre monde...D'ailleurs, mis à part le président de l'Apw de Annaba, les politiques locaux étaient tous absents. Pas besoin d'apprendre...surtout d'un Français, n'est-ce pas 'Ah, j'oubliais qu'à la suite de son réquisitoire (habituel) contre la «mondialisation de l'info, destructrice des identités après avoir imposé la mondialisation économique», il avait dit que «l'Algérie, pays fermé (sic !) permet la création d'une identité et d'éviter de se googliser comme l'a été l'Europe». Il faudra donc, dans notre intérêt «national», nous contenter du «téléphone arabe».Jeudi 13 octobre 2016 :Hervé Renard est entraîneur de l'équipe nationale marocaine de football. Le président de la Faf est à la recherche d'un sélectionneur national suite au limogeage de Rajevac. Et, il y a urgence. La Fam publie un communiqué sur son site qui laisse entendre que Renard a fait l'objet d'une «offre de la Chine à la suite du départ de son entraîneur...ainsi que d'une tentative d'approche de la Faf pour lui proposer de prendre en charge la barre technique de l'En. Renard se dit très heureux de continuer à driver l'équipe de Maroc tout en confirmant son «attachement envers son pays d'accueil et ravi des conditions de travail offertes par les dirigeants de la fédération marocaine». Juste après, Mohamed Raouraoua dément et traite Renard de «menteur» (Il s'en prendra par la suite aux «experts», anciens internationaux et autres...«des jaloux !»...«qui n'ont presque rien gagné» et «qui pratiquent la critique sur les plateaux de télé satellitaires»). Une contre-attaque vigoureuse et rapide. Très diplomatique aussi, le Renard étant bien plus visé que la Fédération marocaine elle-même...qui, si elle avait été vraiment fraternelle, aurait dû d'abord s'informer auprès de la Faf avant de «dévoiler» le «coup fourré» de l'Algérie. Sauf si tout cela n'est encore qu'une passe médiatico-politique pour tenter d' «enfoncer» auprès des opinions publiques, surtout africaines, l'Algérie. Un détail de la stratégie de com. de nos «amis» de l'Ouest ! Mais, le Diable n'est-il pas dans les détails 'Israël suspend sa coopération et toutes ses activités professionnelles avec l'Unesco au lendemain d'un vote qui conforte la Palestine occupée dans son bon droit sur El Qods occupée. Une «stratégie de retrait» désormais adoptée par tous les Etats qui se sentent menacés ou pointés du doigt en raison de leurs violations, dérapages et écarts. Une fuite en avant qui n'a jamais été payante. On l'a vu par le passé récent avec les Etats-unis qui s'étaient «retirés» durant de longues années de l'Unesco, du Maroc qui s'est retiré de l'Oua...Le temps de continuer à «faire des siennes» sans contrôle ni critique et, par la suite, essayer de revenir en force, l'«hymen recousu»Lundi 17 octobre 2016 :L'art de manipuler les chiffres et leur faire dire ce que l'on veut. Ils peuvent montrer tout et cacher l'essentiel... comme le bikini. Cela ne veut pas dire, bien sûr, que le burkini a du bon ! Alors que l'Europe se chamaille sur l'opportunité ou non d'accueillir des réfugiés et que de nombreux Américains souhaitent murer la frontière mexicaine, Amnesty International fait savoir que 56% des réfugiés dans le monde sont accueillis par 10 pays, dont certains parmi les plus pauvres.«Les pays riches font preuve d'une totale absence de volonté politique et de responsabilité, en laissant seulement dix pays, qui représentent moins de 2,5 % du PIB mondial, accueillir 56 % des réfugiés de la planète», déplore l'ONG.La Jordanie est le premier pays d'accueil de réfugiés, avec plus de 2,7 millions de personnes, suivie par la Turquie (2,5 millions), le Pakistan (1,6 million), le Liban (1,5 million) ou encore l'Iran (1 million).«Le Royaume-Uni a accepté de recevoir moins de 8.000 Syriens depuis 2011, tandis que la Jordanie, qui compte presque 10 fois moins d'habitants et dont le PIB représente 1,2% de celui du Royaume-Uni, en accueille plus de 655. 000», souligne Amnesty International.Jeudi 20 octobre 2016 :Elle a sans doute délivré «l'un des deux meilleurs discours politiques» de l'année, selon le Washington Post (en anglais). En dénonçant les propos sexistes de Donald Trump (sans le citer nommément) lors d'un meeting de soutien à Hillary Clinton, jeudi 13 octobre, Michelle Obama s'est imposée comme la véritable star du camp démocrate dans la campagne pour l'élection présidentielle américaine. Et le jour J, le 8 novembre, la Première dame devenue l'autorité morale de cette élection présidentielle «pourrait même faire pencher la balance» en faveur d'Hillary Clinton.Cette attitude est à l'image de sa devise qu'elle a dévoilée lors d'un discours à la convention nationale démocrate en juillet dernier : «When they go low, we go high» («Quand ils s'enfoncent, nous nous élevons»). Michelle Obama reste donc au-dessus de la mêlée, au grand désespoir de l'équipe du candidat républicain, qui ne parvient pas à la contrer. Donald Trump, pourtant prompt à s'attaquer à ses adversaires politiques, n'a d'ailleurs jamais osé s'en prendre ouvertement à la Première dame, note «Slate»Il est vrai qu'aux Etats unis, «on ne touche pas à la Première dame».Pourquoi un tel engouement pour Michelle Obama ' «Elle est l'une des personnalités les plus populaires aux Etats-Unis parce qu'elle n'est pas aussi politisée que d'autres, explique un responsable des enquêtes d'opinion du parti républicain au Washington Post. Elle donne l'impression d'être sincère, quelque chose qu'Hillary Clinton n'a jamais réussi à faire. »Il y a peu, Barack Obama avait confié à un journal : «Il y a trois choses inévitables dans la vie. La mort, les impôts et le fait que Michelle ne se présentera pas à la présidence». Pas si sûr, car «souvent femme varie» !Vendredi 21 octobre 2016 :Demain, journée nationale de la presse. Message du président de la République. «Recadrant» le débat sur l'organisation du paysage médiatique national, il insiste sur la mise en place de l'Autorité de régulation de la presse, alors que le ministre avait, il y a peu (en mai) laissé entendre qu'elle ne doit pas être installée «car elle n'existe dans aucun pays du monde» (en partie vrai telle qu'elle a été présentée dans la loi). Le Premier ministre avait évoqué aussi le «manque d'adhésion des professionnels». Il s'agit de savoir : à quoi sert donc une loi si elle n'est pas appliquée ou contournée ou ignorée. A orner les vitrines diplomatiques ' Ou, alors, ceux qui ont fait la loi n'avaient donc aucun niveau d'analyse des situations et encore moins de vision prospective ' A noter que la mise en place de la commission de la carte de journaliste professionnel traîne en longueur, ainsi que les lois sur la pub et les sondages, laissant le paysage médiatique livré à lui-même. De même pour la presse électronique d'informations qui, bien que balbutiante chez nous, tarde à être «régularisée»Rencontre de Louisa Hanoune avec ses «jeunes révolutionnaires» (Ojt) : «L'université doit être un lieu de débat politique par excellence et à l'avant-garde des luttes...», rappelant les années 90. Elle rejoint les propos récents du ministre en charge du secteur qui, devant les étudiants Unea/Fln, avait prôné l'action politique au sein de l'université (lundi 10 octobre. Voir plus haut)...L'année universitaire va être sûrement bien «chaude» dans un espace normalement consacré seulement aux études et à la recherche...les problèmes politiques, économique et sociaux de fond étant largement et sérieusement abordés lors des séminaires, des Td et des exposés...Samedi 22 octobre 2016 :Etrange déclaration du ministre en charge du secteur de la Communication à propos de la publicité d'un opérateur de téléphonie mobile occupant la «Une» de titres de presse : «El Moudjahid n'a pas voulu vendre sa «Une» par souci d'éthique. Je souscris à cette démarche...». Tant mieux pour lui ! Mais, cela voudrait-il dire que les journaux ayant répondu favorablement (dans le cadre d'une stratégie commerciale universellement admise) sont irrespectueux de l'éthique journalistique ou n'en ont aucune 'Un nouvel empire américain des médias et des télécommunications est né. AT&T et Time Warner annoncent leur fusion. L'opérateur de télécoms rachôte le propriétaire des chaînes de télévision HBO et CNN pour 85,4 milliards de dollars (78,5 milliards d'euros).L'idée de cette fusion consiste à associer contenus et capacité de diffusion tout en proposant de nouvelles offres sur Internet, dans un marché déclinant de la télévision payante. Pour le numéro deux américain des télécoms, ce virage stratégique est devenu de plus en plus évident. Dans un marché de la téléphonie mobile en voie de saturation, AT&T avait, dans un premier temps, décidé de croître par acquisition. Ce qui est assez nouveau en économie de l'information et des médias, la stratégie de «placement» étant alors favorisée. En 2011, il avait fait une offre sur T-Mobile, la filiale américaine de Deutsche Telekom, mais la Federal Communications Commission (FCC), le régulateur américain du secteur, s'y était opposée, considérant que le poids du nouvel ensemble aboutissait à une position oligopolistique.Lundi 24 octobre 2016 :Il faut se rendre à l'évidence, les hommes politiques, tout particulièrement lorsqu'ils sont en phase de «conquête» (campagnes électorales par exemple) ne savent plus «parler»...et souvent se mettent à dire «n'importe quoi» (beaucoup de conneries !) pensant certainement, grisés par les mirages médiatiques, tout savoir sur tout et croyant que leur parole sera d'évangile. Péché d'orgueil que l'exercice du pouvoir n'arrange pas. Pauvre Jean-François Copé. Le pain au chocolat ne lui porte pas chance. Interrogé par une radio sur le prix du pain au chocolat, le candidat à la primaire à droite a répondu. «Je ne sais pas. Aux alentours de 10 ou 15 centimes», alors que la viennoiserie coûte un euro environ.En octobre 2012, Jean-François Copé, alors secrétaire général de l'UMP, avait créé la polémique en déclarant : «Il est des quartiers où je peux comprendre l'exaspération de certains de nos compatriotes, pères ou mères de famille rentrant du travail le soir, apprenant que leur fils s'est fait arracher son pain au chocolat à la sortie du collège par des voyous qui lui expliquent qu'on ne mange pas pendant le ramadan ». Jean-François Copé avait par la suite exprimé ses regrets auprès du Conseil français du culte musulman. Trop tard ! La mémoire collective, surtout celle des journalistes, s'en souvient.A suivre…
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