
La direction d'ArcelorMittal Annaba et les représentants des travailleurs se sont réunis en comité restreint, hier dès les premières heures de la matinée, afin d'étudier la possibilité de sortie de crise et d'éviter le mouvement de grève décidé pour le 11 septembre prochain. Au menu de ces nouvelles discussions, la plate-forme de revendications socioprofessionnelles et tout particulièrement le volet augmentation des salaires, sur lequel buttent les deux parties depuis le début du conflit, il y a trois mois, apprend-on de sources proches de la direction.Ces mêmes sources indiquent que le syndicat d'entreprise et l'employeur sont dans de très bonnes dispositions et qu'on peut s'attendre à la signature d'un accord salarial satisfaisant pour tous à l'issue de ce conclave, qui s'est tenu non-stop, jusqu'à une heure tardive de la journée d'hier, sans qu'aucune décision n'ait été annoncée. Toujours, selon celles-ci, la direction pourrait donner son feu vert pour une augmentation de salaires de 16% sans condition en laissant la possibilité au syndicat de faire d'autres propositions lorsque la situation du complexe au plan de la rentabilité se sera améliorée.
Un compromis donc qui devrait être suivi par la levée du préavis de grève annoncé par le syndicat, avant-hier. "Les négociations sur le volet social sont extrêmement importantes. Les travailleurs seront informés du contenu de la réunion dans les prochaines heures. Le comité restreint de ce mercredi a pour but de baliser le terrain pour la mise en 'uvre de l'ambitieux plan de développement industriel décidé par les deux partenaires, Sider et ArcelorMittal et pour cela il faut arriver à la conclusion d'un accord de stabilité sociale. Nous avons toutes les raisons de croire qu'un pacte à même de stabiliser le climat social au sein du site sera signé à la fin de la réunion en cours", espérait un représentant du syndicat, au moment où nous mettions sous presse. Evoquant ledit plan de développement industriel, notre interlocuteur indique que ce dossier représente beaucoup pour les travailleurs, qui sont conscients qu'une réhabilitation des équipements est plus que nécessaire pour sauver le complexe d'une fermeture certaine. "On nous a tellement parlé de ce plan industriel, qu'on a fini par ne plus y croire. Lors de la dernière assemblée générale les travailleurs brandissaient une banderole exigeant le départ du partenaire étranger et la renationalisation du complexe, c'est dire à quel point ils sont désespérés de voir un jour ArcelorMittal investir sérieusement dans nos usines !", commente-t-il. Rappelons que le plan de réhabilitation et d'investissement vise à augmenter les capacités de production du complexe à hauteur de 2,5 millions tonnes d'acier liquide par an et qu'il nécessite une enveloppe d'un montant global d'un milliard de dollars.
Il y a lieu d'indiquer également que la filiale algérienne du géant mondial de l'acier, actionnaire en difficulté financière, depuis quelques années, a accepté le principe de révision de l'accord de partenariat au profit de son associé Sider, en ne détenant plus que 49% des parts, alors qu'elle était l'actionnaire majoritaire avec 70%. Une reprise en main du site par l'Etat algérien, qui ne remettrait pas en question la présence du géant mondial de l'acier à El-Hadjar, a affirmé en de nombreuses occasions Vincent le Gouic, P-DG de la division Maghreb d'Arcelor Mittal, la filiale algérienne du géant mondial de la sidérurgie.
A. A
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : ALLIA Ahmed
Source : www.liberte-algerie.com