«Nous demandons d'abord une application intégrale des accords conclus en 2011 avec l'employeur pour discuter ensuite des autres questions liées au futur de l'usine.» Telle était la réponse des représentants des travailleurs lors de la tenue ce jeudi de l'assemblée générale à l'intérieur du complexe ArcelorMittal El Hadjar.
Cette AG, à laquelle ont assisté près de 3 000 travailleurs a permis au SG par intérim et au président du comité de participation de l'entreprise, respectivement Mourad Daifallah et Abdelmadjid Bourai, de rappeler les points qui ont fait l'objet d'accords entre les deux parties en 2011 et qui n'ont pas été satisfaits à ce jour. Ils affirmeront que la DG refuse toujours de discuter avec le partenaire social de ces questions. «Elle manœuvre pour un pourrissement de la situation à l'intérieur du complexe. Sinon comment expliquer qu'aujourd'hui, elle appelle à des élections syndicales, chose qu'elle a refusée à deux reprises auparavant. Personne n'est dupe ! En agissant de la sorte, la DG compte sur une poignée d'anciens syndicalistes qui n'ont aujourd'hui aucune attache avec les travailleurs afin de les substituer aux véritables syndicalistes qui sont intransigeants quant aux droits des travailleurs », s'élèvent les deux orateurs. Ils affirment que ces ex-syndicalistes n'occupent plus de poste de travail salarié à l'usine ou ailleurs. Donc, ils sont étrangers à celle-ci. Cela se fait avec «la complicité de certains “responsables” syndicaux locaux», affirment des syndicalistes, ajoutant que ces pratiques font courir un risque certain au devenir des travailleurs et leur outil de travail. Revenant aux accords que la DG refuse d'appliquer, les deux représentants des travailleurs ont cité, entre autres, le non-respect du protocole d'accord mis en place pour la révision de la grille des salaires, le non-établissement de l'organigramme de l'entreprise, la non-réalisation du transfert des 360 travailleurs des entreprises sous-traitantes avec ArcelorMittal. Devant tous ces problèmes, les représentants des travailleurs appellent les pouvoirs publics à une reprise par l'Etat du complexe sidérurgique ou du moins lui faire appliquer la mesure des 51/49% contenue dans la loi de finances complémentaire de 2009. Pour rappel, des rumeurs ont circulé la semaine dernière sur une reprise par l'Etat du complexe d'El Hadjar, mais qui ont vite été démenties par la DG de la filiale algérienne du groupe. A l'issue du meeting, les representants des travailleurs ont averti que s'il n'y a pas de répondant de la part de l'employeur, ils donneront une suite au processus légal menant au droit à la grève contenu dans la saisine de l'Inspection du travail d'El Hadjar. A noter la présence à cette assemblée générale de l'ancien secrétaire général du syndicat de l'entreprise ArcelorMittal Annaba, Smaïl Kouadria, député à la Chambre basse du Parlement, depuis les dernières élections législatives du printemps dernier.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : A Bouacha
Source : www.lesoirdalgerie.com