DES VERTS ET DES PAS MÛRS !
Trois mois à peine après son intronisation à la tête des Verts, le technicien bosnien Vahid Halilhodzic a déjà réussi le pari de faire revenir les supporters algériens au stade pour soutenir l'équipe nationale d'Algérie.
Les fans des Verts, après avoir timidement tâté le terrain lors de la réception de la République centrafricaine au stade du 5-Juillet, sont venus en masse samedi soir au stade Tchaker de Blida. Depuis la victoire contre le Maroc à Annaba, les Algériens ont fini par perdre confiance en leur team national, et l'outrageante défaite de Marrakech n'a fait qu'enfoncer le clou davantage.
C'est dire que la tâche de Halilhodzic n'était guère facile. Pour cela, il fallait absolument mettre fin à la spirale des défaites post-Mondial qui ont fini par reléguer l'EN au second plan avec, en sus, une élimination dégradante de la CAN 2012. Il fallait avant toute chose susciter de nouveau l'espoir.
Les deux victoires contre la République centrafricaine et surtout celle contre la Tunisie ont donc scellé cette réconciliation, et demain, au temple du 5-Juillet devant le Cameroun, les tribunes seront sans doute tout aussi envahies par les supporters.
Halilhodzic sait désormais qu'il a tout un peuple derrière lui, ce qui n'est pas évident pour un coach étranger nouvellement embauché. Il peut donc mettre en pratique en toute sérénité sa feuille de route en perspective des prochaines échéances internationales officielles. Cela d'autant plus que du point de vue tactique, des progrès ont été faits, à commencer par cette attitude conquérante des joueurs de l'EN qui dispose désormais d'une attaque agressive. Les Verts pressent haut et créent le surnombre dans la surface adverse.
Le trio du milieu fait un véritable travail de sape, même s'il gagnerait encore à mieux utiliser les balles récupérées.
En revanche, la défense nullement inquiétée par une modeste formation tunisienne aurait dû se libérer un peu plus pour prêter main-forte au milieu. Meftah et Belhadj, pour des raisons inconnues, n'ont pas assez utilisé leurs couloirs pour tenter de créer la brèche, comme cela se fait désormais dans le football moderne.
C'est là assurément un point faible qu'il faudra combler, car aucune équipe au monde n'a réussi à gravir les échelons sans être bien pourvue sur les couloirs. Il faudra aussi sans doute imprégner à cette équipe un rythme de jeu, car il n'est pas normal qu'une formation puisse hisser son niveau de jeu pendant une vingtaine de minutes, comme ce fut le cas contre la Tunisie, avant de retomber dans ses travers.
Devant un adversaire plus coriace, les Algériens auraient eu des difficultés pour s'en sortir samedi soir. C'est dire que le tableau n'est pas tout à fait rose. Pas tout à fait noir non plus.
S. L.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Samir Lamari
Source : www.liberte-algerie.com