Les professionnels du secteur oléicole, une centaine, ont écrit au président de la République, l'appelant à intervenir personnellement pour régler leur problème financier avant de perdre l'espoir et manifester leur colère.
Le secteur de l'agriculture semble être malade à Annaba, et beaucoup reste à faire pour venir à bout des problèmes auxquels sont confrontés les fellahs. Nous assistons à Annaba à la saga de la protesta des différents opérateurs du secteur. Ainsi, après les conserveurs de la tomate industrielle, les éleveurs et les agriculteurs, c'est au tour des producteurs d'huile d'olive de sortir de leur mutisme. Les oléïfacteurs ne désespèrent pas de faire aboutir leurs revendications portant sur l'effacement de leur dette. Ne voyant rien venir après avoir saisi l'Union nationale des paysans algériens (Unpa), à l'effet de désigner un comité pour sensibiliser le ministère de tutelle, ils comptent sortir dans la rue pour faire entendre leur voix. Préalablement, les professionnels du secteur oléïcole, au nombre d'une centaine, ont écrit au président de la République, l'appelant à intervenir personnellement pour régler leur problème financier, avant de perdre l'espoir et manifester leur colère. 'Dès votre annonce en 2009 d'effacer les dettes des fellahs, un regain d'activité a été nettement perceptible. Vous aviez ordonné aux banques de cesser immédiatement les opérations de recouvrement. Des dossiers relatifs à l'exécution de cette opération nous ont été demandés par les banques. Depuis c'est le black-out", est-il écrit dans cette correspondance adressée au président de la République dont une copie est parvenue à notre rédaction. à leur surprise, ils ont été mis par décision de la tripartite sous le régime de PME/PMI, c'est-à-dire non concernés par l'effacement de la dette. 'Or l'activité des oléïfacteurs dépend des saisons de récolte d'olive, se limitant au plus à 2 mois/an. Même les postes d'emploi dans une huilerie varient de 1 à 5. Ce qui est totalement contraire au régime d'une PME/PMI. Donc ce statut ne correspond pas à notre activité", expliquent les concernés exclus de cette opération. 'Nous sommes dans une situation financière plus que difficile. J'ai contracté un prêt auprès de la BADR de 14,8 millions de dinars. à ce jour, j'ai remboursé 16,7 millions de dinars et il me reste à payer 1,8 million de dinars. C'est-à-dire j'ai remboursé le prêt initial et 2 millions de dinars en plus, et je suis toujours endetté de l'équivalent en plus de mon prêt bancaire. Comment peut-on évoluer, alors que nous n'arrivons pas à sortir du labyrinthe bancaire ' Même la volonté du président de relancer l'activité en implantant plusieurs milliers d'oliviers est hypothéquée, puisqu'à ce rythme les oléïfacteurs sont appelés à disparaître", soutient le propriétaire de la Sarl Frères Touat de la wilaya de Bouira. Les professionnels du secteur oléicole ne comptent pas en rester là. 'Nous pensons que l'ère des manigances et des actions de favoritisme sont révolues. à travers notre message, nous n'avons nullement l'intention de mettre en doute la bonne volonté de la tutelle. Toutefois, la façon dont est gérée cette opération d'effacement de la dette des fellahs est injuste. Notre contribution en qualité de professionnels de l'agriculture dépend grandement de la façon dont nous sommes censés être traités. C'est-à-dire équitablement et conformément à la loi", concluent les oléïfacteurs qui insistent sur leur appartenance au statut des fellahs, qui ouvre droit à l'effacement de leur dette.
B. B
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Badis B
Source : www.liberte-algerie.com