
Annaba a enduré des années durant l'image d'une ville où règne l'insécurité. Aujourd'hui, la capitale de l'acier semble retrouver son climat de quiétude et de sécurité.Annaba, l'une des anciennes villes d'Algérie, a subi ces dernières décennies les affres de l'insécurité et autres maux sociaux jamais égalés dans son existence, une situation malheureusement mise sur le compte de la décennie noire. Cette dernière, rappelons-le, a été à l'origine d'un exode effréné des populations menacées par les hordes térroristes. Sa position stratégique au nord du pays, lui a valu le statut de ville cosmopolite. Autrefois carrefour des civilisations méditerranéennes, Annaba a pendant plus de 20 ans été qualifiée de Far-West de l'Algérie, de par une insécurité caractérisée, à laquelle même les services de sécurité n'ont pu remédier.Aujourd'hui, il semble bien évident que ce temps de peur et de crainte est révolu. En effet, depuis l'éradication du commerce informel des rues et des ruelles de la ville d'Annaba, celle-ci a retrouvé la sérénité d'un climat que les Annabis avaient perdue. De l'avis de plusieurs individus apostrophés sur la question, les réponses étaient unanimes: «Les vendeurs de l'informel sont à l'origine de l'insécurité de notre ville», ont dit les uns. «Ils ne sont pas de la région, ils viennent de tous bords pour accomplir leurs vols et actes d'agressions, puis repartent dans leurs villes, laissant derrière eux une mauvaise réputation pour Annaba et ses habitants», ont répliqué les autres. Entre les uns et les autres, il y a ceux qui estiment que le nouveau locataire du siège de la wilaya, le wali en l'occurrence, a opéré d'une main de maître pour mettre un terme à une anarchie sans précédent.En effet, depuis la mise en place d'un dispositif sécuritaire sans faille, impliquant H24, les nservices de sécurité relevant de la sûreté de wilaya d'Annaba, ayant pour objectif l'éradication totale, voire définitive, du commerce informel et de la vente à la sauvette, la ville a non seulement repris ses droits, mais surtout renoué avec la quiétude et la sécurité. Depuis les dernières émeutes ayant marqué la fin du mois sacré, opposant les vendeurs de l'informel aux services d'ordre, les pouvoirs locaux ont décidé d'avoir la main lourde, lançant de ce fait un message clair et précis à ceux qui se sont considérés des années durant au-dessus des lois de la République. Une République qui, quand elle veut, elle peut. Et c'est là, le cas des responsables de la wilaya d'Annaba où les actes de violence, crimes et agressions affichent une très grande baisse.La présence des services de sécurité partout dans la ville a repoussé la délinquance sous toutes ses formes loin des frontières de la ville et presque de toute la wilaya. Aujourd'hui, il fait bon vivre à Annaba, comparativement à des wilayas voisines, telles Souk Ahras, Khenchela, Tébessa, Skikda et Guelma, d'où la plupart des acteurs de l'informel sont originaires. Le bouclier sécuritaire installé à Annaba les a contraints à retourner chez eux, pour y exercer l'informel et s'adonner aux maux sociaux, autrefois spécifiques à Annaba. C'est une bouffée d'oxygène, estime la population annabie, avide de retrouver un passé où les cinémas et le théâtre étaient les premièrs lieux de détente des familles.Le Cours de la Révolution, place fétiche de la ville, a enfin retrouvé ses pigeons et les bancs, leurs habitués pour lire tranquillement leurs journaux et siroter un thé chez Babou et Berabeh.Certes, c'est un travail de longue haleine pour redorer le blason d'Annaba, mais elle est toujours Annaba la Coquette. On en veut pour preuve, une saison estivale placée sous le signe de la réussite à plusieurs égards. Annaba la Coquette est toujours cette ville accueillante et sa renommée qui a dépassé les frontières d'outre-mer, n'a pas été affectée d'une iota grâce à ses potentiels naturels, son capital humain très civilisé et son hospitalité légendaire.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Wahida BAHRI
Source : www.lexpressiondz.com