Annaba - A la une

Annaba: Les exportations des produits agricoles en débat



Le siège de la groupement régional agricole a abrité samedi dernier une rencontre d'une importance indéniable à laquelle ont pris part les directeurs des services agricoles des wilayas de Annaba et El Tarf, le vice-président national de l'organisme chargé des exportations des produits agricoles, les présidents des comités de wilayas interprofessionnels des fruits et légumes de nombreuses wilayas, des présidents de nombreuses filières agricoles, des S/G de l'UNPA et chambres de l'agriculture, avec comme principal ordre du jour les moyens et stratégies à envisager pour exporter les produits agricoles conformément aux directives du président de la République et aux orientations du gouvernement qui visent à diversifier les exportations hors hydrocarbures.En ce sens, c'est sans ambages, loin des sentiers battus et de la langue de bois que, tour à tour, les intervenants ont exposé leurs points de vue sur les difficultés que rencontrent l'agriculture d'une manière générale et les agriculteurs en particulier ainsi que les moyens et stratégies à mettre en pratique pour booster ce secteur et le rendre plus attractif avec davantage de richesses et d'emploi.
Le gérant de la GRA, Athamnia Kheir Eddine, initiateur de cette rencontre, est intervenu pour étayer son analyse sur les stratégies à mettre en œuvre pour aller de l'avant dans le secteur de l'agriculture, en ce moment même qualifié de crucial dans l'état actuel des choses. Selon l'intervenant, il s'agit de développer les moyens de stockage et des chambres froides, créer une plateforme de logistique pour la distribution à l'échelle nationale, création d'un circuit vert au niveau des ports pour les engrais et les produits phytosanitaires, créer des zones pour les équipements agricoles (kits, goutte à goutte, pièces détachées...), la création de coopératives agricoles pour fabriquer les intrants agricoles, la formation dans le management, l'exploitation et tous les segments de l'agriculture, la création de nouvelles conserveries sans oublier l'assainissement des difficultés de celles qui sont en activité. L'exportation, à travers une traçabilité, nécessite aussi le concours des représentations diplomatiques et d'insister sur les exonérations des taxes de l'Etat. Dziri Laib, un grand agriculteur de la région d'El Tarf qui loue jusqu'à 500 ha qu'il consacre aux céréales et à la tomate industrielle, a fait part de ses déboires en matière de pertes qui se chiffrent en centaines de millions de cts sur les quantités de tomate perdues du fait des longues attentes devant les conserveries et devant les docks silos. A cet effet, il a souhaité que les attentes pour décharger la tomate ne dépassent pas les 24h au lieu de 4 ou 5 jours. Et d'achever son intervention sur la problématique de produire puis de jeter une partie de ce qui a été produit. Pour le vice-président national de l'organisme chargé de l'exportation, des mécanismes régissent cet aspect et tout un protocole auquel faut se conformer avec cette nuance que chaque pays a ses propres exigences concernant les produits qui seront autorisés à entrer sur son marché.
Les uns et les autres ont convenu de la nécessité de créer une instance de réflexion à laquelle seront associés tous les partenaires de l'agriculture des 48 wilayas dans la mesure où tous les problèmes qui se posent sont presque les mêmes. Le problème des rejets des eaux usées dans les cours d'eau a été aussi été évoqué et d'insister sur la réalisation de stations de traitement. Les participants à cette rencontre, venus des wilayas de l'Est, du Centre et de l'Ouest du pays, ont insisté sur l'accompagnement des pouvoirs publics à qui un rapport détaillé sur cette rencontre sera envoyé.
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)