Annaba - Revue de Presse

ANNABA Les associations protestent



«Nous sommes livrés à nous-mêmes. Nous nous sommes regroupés dans lecadre de notre association pour apporter un plus à la société, mais...», nous a dit C. Amar, président d'un comitéde quartier, pour mettre en évidence les difficultés d'organisation et degestion des activités du groupe qu'il dirige. Il ne dispose d'aucune méthode de travail. Cette remarque est aussi faitepar presque 10 associations que nous avons contactées. «Nous ne connaissons pasnos limites, ni la manière avec laquelle nous devons opérer pour rendreefficaces nos efforts», a ajouté l'un des concernés devant les acquiescementsde ses collègues. «Il nous manque une prise en charge pour notre formation. Laplupart d'entre nous sont désoeuvrés et de niveau primaire ou moyen. Nous avonsbesoin de cela, car nos ambitions sont grandes mais nos moyens sont limités»,nous a dit un autre concerné en mettant le doigt sur le principal problème quevivent toutes les associations, à savoir le financement. A les entendre, c'estune mission dure que mènent les membres de ces associations dont le caractèrehumanitaire plaide en faveur de leurs gestes.  «Nous rencontrons d'énormesdifficultés sur le terrain. Nous tentons tant bien que mal de faire face à desdemandes importantes de choses et d'autres, en particulier celles destinées àsoulager des souffrances d'enfants malades. Notre association est constituéedepuis très longtemps. Les gens nous connaissent, ils nous aident mais celademeure insuffisant», nous a fait savoir une présidente d'association. Laformation est donc incontournable.  A cela, nous avons assisté lasemaine dernière à une rencontre autour d'un thème aussi important qui avaitretenu l'attention de plus de 20 associations réunies dans les locaux de ladirection de l'Action sociale. «Communication, développement local et sociétécivile» est le thème proposé à l'assistance par la société de services encommunication «Comet-info» en collaboration avec la Fondation Conrad Adenauer,au cours d'une rencontre qui a duré deux journées et où des débats et desquestionnements importants ont apporté beaucoup de réponses à certainespréoccupations. «Ce thème est choisi par les associations», nous a dit MmeHadadou, directrice de «Comet-info», en ajoutant, «notre objectif est de formerces associations qui sont, à n'en pas douter, des partenaires importants etincontournables de l'Etat. A ce jour, nous avons touché plus de 65.000personnes à travers le territoire national. Nous disposons d'un répertoire deressources des plus important.  Le problème que posentessentiellement les associations est celui du financement. Le besoin financierest très significatif. Les associations, du moins certaines d'entre elles, nevivent que des subventions allouées par les collectivités locales, notre rôleest donc de leur apprendre à créer leur propre richesse et à compter sureux-mêmes.  Le programme que nous suivons adonné des résultats auprès de plus de 500 associations que nous avons suivies»,nous a laissé entendre notre interlocutrice, madame Hadadou, qui projettel'organisation d'une journée d'étude nationale qui regroupera de nombreuxexperts et partenaires étrangers aux fins d'efficacité pour l'attente de leursobjectifs.  Cette information qui a circulé àAnnaba a piqué sur le vif de nombreuses autres associations qui regrettent leurabsence à cet événement. A cela, on nous a répondu que c'était une question deplace et que la DAS envisage d'élargir, à sa demande, cette formation à unnombre assez important d'associations. Annaba en compte plus de 950.
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