Le mouvement des jeunes chômeurs, demandeurs d'emploi, s'est poursuividurant la journée d'hier, où des centaines de personnes, ont carrément bloquéles deux entrées, Est et Sud du complexe sidérurgique. Plusieurs dizaines desemi-remorques et camions de gros tonnage ont été empêchés d'entrer et desortir de l'usine. Les bus transportant le personnel de poste de l'après-midi,étaient contraints de stationner sur le bas-côté de la route nationale N° 16,face au barrage humain qui s'est constitué devant les deux grands portails de l'usine.« Notre mouvement ne s'arrêtera pas. Nous allons le ponctuer par une grèvegénérale de la faim. Il faut que la marginalisation cesse» ont crié les jeunesface aux gendarmes venus les sensibiliser pour libérer les accès. A 16h30 lesprotestataires étaient nombreux devant la porte principale de l'usine.Les gendarmes ne pouvaient contenir le mouvement. Les jeunes chômeurs nesemblaient croire en des paroles qu'ils disent avoir l'habitude d'entendre. DesIndiens de Mittal faisaient la navette entre les différents accès de l'usine,sans pouvoir y entrer. De nombreuses voitures ont dû rebrousser chemin. La findu poste du matin a été fortement perturbée du fait de l'absence de la relève.16h45, un groupe d'une trentaine de jeunes, s'est détaché de la masse, pouraller sur la voie, obliger un bus à s'arrêter pour les emmener, vers un accèsde l'usine, au niveau de la cokerie sur la route qui mène vers Hdjar Eddiss. «Ils vont bloquer cette porte pour empêcher tout mouvement de personnel», nous alancé un jeune qui nous a fait entendre que les 400 personnes présentes en ceslieux disposent toutes d'un bulletin du bureau de l'emploi. «Nous sommestoujours les mêmes à passer des tests au niveau de l'usine mais c'est d'autresqui sont recrutés à notre place. Nous avons forcé le passage pour nousexpliquer avec le syndicat, mais personne n'a voulu nous faire face», nous adit un autre. Au niveau de l'usine c'est la grande agitation. Les responsablesne s'expliquent pas pourquoi, les autorités locales n'interviennent pas. «On nes'explique pas ce qui se passe trois jours durant et personne n'intervient», sesont interrogés des cadres de la direction des Ressources humaines du complexe.«Nous sommes ici depuis 7h00 du matin sans manger et sans boire. Nous voulons dutravail et c'est tout», lance un autre jeune, en colère. Les forces de l'ordre,quand à elles n'ont pas usé de la force ni tenté quoi que ce soit pour évacuerles manifestants.Ces derniers suivaient calmement le mouvement alors qu'au niveau du posteSud d'El-Hadjar, les camions et bus formaient de longues files, dans l'attented'un accès autorisé par les jeunes chômeurs. A l'intérieur de l'usine, lasituation est la même, les agents en fin de poste depuis 13h00, n'ont puquitter l'usine pour rentrer chez eux. Jusqu'en fin d'après-midi les portesdemeuraient bloquées.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Hocine Kedadria
Source : www.lequotidien-oran.com