Annaba - A la une

Annaba : des centaines de malades privés de sang Actualité : les autres articles



Annaba : des centaines de malades privés de sang                                    Actualité : les autres articles
La chef de service du Centre de transfusion sanguine de Annaba refuse d'alimenter les chirurgiens en poches de sang pour un problème de maçonnerie.
Depuis deux semaines, tous les programmes opératoires du Centre hospitalier universitaire (CHU) Ibn Rochd de Annaba sont bloqués, tout autant que ceux des cliniques privées. Hormis le service des urgences, des centaines de malades, dont des enfants et des bébés, attendent, au péril de leur vie, d'hypothétiques poches de sang, pour se voir opérer dans les différents services. Et ce ne sont pas les chirurgiens qui manquent ni le sang, encore moins les donneurs. C'est la chef de service du Centre de transfusion sanguine (CTS) de Annaba qui l'a décidé. Elle refuse, selon les médecins et chirurgiens des différents services médicaux, de les doter en poches de sang pour accomplir leurs actes et soulager les patients de leurs maux.
Contacté, le Dr Bachtarzi Tarek, directeur général du CHU Ibn Rochd, a tenté d'expliquer la situation en affirmant que «Mme le professeur Ouelaâ, chef de service du Centre de transfusion sanguine (CTS), est en colère en raison de la lenteur des travaux dans son service, implanté dans l'enceinte de l'hôpital Ibn Rochd. Nous avons tout fait pour achever le plus rapidement possible les travaux en remplaçant l'entreprise pour que le professeur revienne à de meilleurs sentiments, mais la lenteur de la procédure administrative est à l'origine des retards».
Est-ce que la vie des malades dépend des sentiments de la chef de service du CTS ' Faut-il prendre en otages les centaines de malades, dont des bébés, alités dans les hôpitaux de la wilaya, pour régler un problème de maçonnerie ' Faut-il des morts pour que la chef de service revienne à de meilleurs sentiments et libère les poches de sang au profit des malades en attente d'être opérés ' Tant de questions et beaucoup d'autres que nous aurions aimé poser au Pr Ouelaâ afin qu'elle s'explique. Mais celle-ci a refusé de nous recevoir, hier, dans son service.
Cette grave situation, une première à l'échelle nationale sinon internationale, n'a pas fait réagir le ministre de la Santé, M. Ould Abbès, pour mettre fin à ce grave abus de pouvoir, condamnable à plus d'un titre. Bien qu'elles soient saisies officiellement, les autorités locales n'ont pas daigné intervenir, laissant les malades livrés à leur sort. Aussi, les familles des malades ne savent plus à quelle porte frapper pour venir en aide à leurs proches. Elles s'organisent, actuellement, à l'effet de déposer une plainte collective contre la chef de service du CTS.
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)