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Annaba à l'heure d'une grande offensive contre la corruption



Bien que rien n'ait été officiellement confirmé ou infirmé, des sources crédibles rapportent qu'une offensive nationale contre la corruption a été lancée ces derniers jours à partir de la wilaya de Annaba. Le premier à en faire les frais n'est pas n'importe qui. Il s'agit d'un officier supérieur de grade de commissaire principal en charge de la Brigade de Recherche et d'Intervention (BRI) de Annaba. Il a été arrêté ce dernier mercredi en flagrant délit de corruption en lien avec un commerçant.Le commissaire véreux avait tenté de soustraire à sa victime 50.000 DA et des effets vestimentaires de marque d'une valeur de plusieurs centaines d'euros. Cette arrestation s'inscrit dans le cadre de la lutte promise par le nouveau directeur de la sûreté de wilaya. Accueillant les représentants de la presse locale et nationale il y a quelques jours à l'occasion de son installation, ce responsable s'était engagé à nettoyer Annaba de toute forme de délinquance. Notamment celle en relation avec la corruption endémique qui caractérise cette wilaya marquée ces dernières années par plusieurs grands scandales. Ils impliquent la disparition de dizaines de millions de dollars et de milliards en monnaie nationale. Les premiers comme les seconds ont fini dans l'escarcelle des contrebandiers et autres blanchisseurs en nombre sur la place locale et nationale.
Ces 50.000 DA exigés par le commissaire ne sont en fait que l'arbre qui cache la forêt d'un marché que le directeur de sûreté de la wilaya, le procureur de la République et le commissaire, tous trois nouvellement installés à Annaba ont mis au jour. Pour ce faire, ils avaient mis en place une souricière à même de permettre l'arrestation et l'inculpation du responsable de la BRI pour abus de pouvoir et corruption. Ce pourquoi, il a été présenté devant le procureur de la République et placé sous mandat de dépôt. Là ne devrait pas s'arrêter la lutte contre la corruption. Des sources concordantes crédibles affirment que les prochains jours seront riches en interpellations d'anciens responsables de différents secteurs politiques et sociopolitiques impliqués dans de grosses affaires de corruption. Une pratique transformée en phénomène à Annaba au point où, au-delà de la dénonciation, les services de police envisagent le combattre sur le terrain à court et moyen terme.
C'est dans cette optique qu'ont été mises en place dans l'ensemble des régions du pays, des commissions mixtes d'enquête chargées d'investiguer sur de nombreux dossiers de passation de marchés publics douteux, de contrats de partenariat et autres d'importation. Il est dit que le fléau qu'est la corruption étant un frein au développement économique national, il interpelle l'ensemble des Algériens. «La lutte contre la corruption ne peut cependant être efficiente qu'en faisant de la bonne gouvernance un sacerdoce immuable», ont estimé des responsables à tous les niveaux de gestions de l'économie nationale. Les mêmes sources ont, cependant, estimé nécessaire d'identifier les causes à l'origine de cette corruption pour tuer le mal à la racine. Il est question de mettre en place des brigades de police de proximité. La démarche est au c?ur d'une stratégie de prévention qui rendra effectif le maillage sécuritaire Police/Gendarmerie dans la zone d'intervention.
Les délinquants seront, en effet interpellés par les nouvelles dispositions tendant à mettre un terme ou, du moins, à bousculer le phénomène de la corruption jusque dans ces derniers retranchements. A l'image de celle qui caractérise les gestionnaires des administrations et des grandes entreprises et son impact sur la gouvernance politique et socio-économique. Ce qui explique les difficultés des habituels corrupteurs à la recherche de moyens leur permettant d'outrepasser les lois du pays. Telles celles qui, actuellement, ne permettent pas au député Tliba Baha Eddine de quitter le pays sans risque d'être interpellé ou de trouver chaussures à ses pieds.
C'est qu'habituellement, connu pour ne pas voir à la dépense quand il s'agit de fouler nos lois pour défendre ses intérêts, le personnage fait bouger tout le monde. Cette fois-ci, il n'a pas réussi à le faire. Bien qu'il ait été convoqué par le procureur de la République de Sidi M'Hamed à Alger. Tliba a fait la sourde oreille. Il est poursuivi pour financement occulte de la dernière campagne présidentielle de parti politique FLN. Après son audition, son dossier devait être transmis au juge d'instruction. Au cas où son absence venait à perdurer le magistrat instructeur en ferait le constat avant de lui transmettre une deuxième convocation. Dans le cas où il persistera à ne pas se présenter, la loi en vigueur autorise alors le juge à lancer un mandat d'amener. Ce dernier sera suivi d'un mandat d'arrêt si le mis en cause restera introuvable. Pour la loi, c'est à partir de là que Tliba sera classé dans la catégorie des citoyens fugitifs.
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