La cour d'Annaba a finalement conclu dans le procès des 5 cadres de la Sntf, accusés de détournement, en condamnant 4 d'entre eux à 4 années de prison ferme et 200 000 DA d'amende et en prononçant un acquittement pur et simple pour le cinquième inculpé.
Jugeant dans la même affaire le cas de deux agents de l'entreprise ferroviaire, qui avaient initialement été condamnés à deux années de prison ferme, la chambre a réduit de moitié la peine, mais en maintenant l'amende à 200 000 DA. Cette instance a également prononcé un non-lieu au bénéfice d'un cadre de la filiale Sntf Stim, qui était impliqué dans ce dossier. Les 4 condamnés ont décidé de se pourvoir en cassation devant la cour suprême.
C'est sur fond de profonde amertume pour les 5 cadres accusés de faux et usage de faux et dilapidation de deniers publics, que s'est ouvert, hier, le procès en appel de l'affaire dite de 'la ferraille Sntf'.
Les prévenus, qui ont toujours clamé leur innocence dans cette sordide affaire, étaient particulièrement angoissés dans l'attente de la décision de la chambre.
Le représentant du ministère public a, en effet, requis, rappelons-le, des peines plus lourdes à l'encontre de chacun des cinq cadres que celles qui leur avaient été infligées par le tribunal d'Annaba en première instance, à savoir 4 années de prison ferme assortie de 200 000 DA d'amende.
La cour avait consacré l'audience du 30 octobre dernier à l'appel des accusés, mais aussi à la discussion du travail de deux experts nommés dans ce dossier, l'un désigné par le tribunal d'instance d'Annaba et l'autre par la DG Sntf. Il y a lieu de rappeler également que les conclusions des deux experts, qui sont supposés aller dans le sens de la partie civile, c'est-à-dire la Sntf, laquelle réclame réparation d'un préjudice de 45,6 millions de DA, sont totalement contradictoires, ce qui avait courroucé le procureur.
Le premier rapport accablant les 5 cadres, dont 3 sont des ex-directeurs régionaux, et le second, effectué par un commissaire aux comptes agréé auprès des tribunaux, auquel la Sntf a confié l'audit externe contradictoire, les innocentant. Il y a lieu d'indiquer, à ce propos, que cet autre expert a affirmé que les mis en cause n'ont absolument rien à se reprocher et qu'il n'y a jamais eu la moindre atteinte aux biens de l'Etat dans le dossier qu'il a traité à la demande de la partie plaignante. Une contradiction de taille sur laquelle les avocats de la défense avaient axé leur stratégie depuis le 26 octobre dernier.
Devant cette situation, le magistrat avait tenu à assurer que la présomption d'innocence serait 'respectée jusqu'à l'issue des débats', avait-il souligné, avant de reporter l'audience à hier.
A. Allia
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Allia A
Source : www.liberte-algerie.com