
Le tribunal correctionnel d'Annaba a retenu jeudi, la peine de cinq ans de prison ferme à l'encontre du désormais ex- président de la Chambre de commerce et d'industrie Seybouse d'Annaba et son chauffeur, après les avoir reconnu coupables d'association de malfaiteurs, conspiration et abus de pouvoir. La même instance juridique a retenu 12 ans de prison à l'encontre du policier et du narcotrafiquant pour détention et trafic de drogue. Le verdict est tombé comme un couperet sur le désormais ex-président de la Chambre de commerce et d'industrie de la wilaya d'Annaba, qui tout au long de l'audience n'a cessé de proclamer son innocence, réfutant toutes les charges portées contre lui par son chauffeur et l'agent de police. Des explications et des alibis qui n'ont pas convaincu le représentant du ministère public qui a requis la peine de 10 ans pour chacun. La genèse de l'affaire remonte au mois de juillet de l'année en cours, lorsque le rédacteur en chef du quotidien arabophone Essarih, Khmissi Ghanem, s'est fait interpeller par un policier, l'accusant de possession de drogue. Connaissant ses droits, la victime a refusé de se soumettre aux ordres du policier en civil, qui a fait appel à des renforts à travers le N° 15/48.Arrêté à l'entrée du journal, la victime malmenée, a été menée de force au siège de la sûreté, au motif de détention de drogue. Une plaquette que le policier en civil et en congé a montré, sans même avoir procédé à la fouille de la victime. Plaidant son innocence et criant au complot, au cours de l'enquête, l'affaire a aussitôt été confiée au chef de sûreté de la wilaya d'Annaba, qui en personne a entendu le rédacteur en chef d'Essarih, qui a relaté les circonstances de son arrestation, tout en criant à la conspiration.Sur la base des déclarations de la victime Khmissi Ghanem, le chef de sûreté de wilaya d'Annaba a convoqué le policier auteur de l'arrestation. Auditionné, ce dernier s'est avéré être un agent de la sécurité publique, qui n'a aucun lien avec la brigade des stupéfiants relevant de la Bmpj de la sûreté de wilaya d'Annaba, ce qui ne lui donne aucun droit d'agir sans une autorisation préalable de son chef hiérarchique, d'autant plus qu'il était en congé le jour des faits.Les dessous de l'affaire se rapportent comme relatés lors de l'audience à un règlement de comptes. Au motif de ce dernier, un article accusateur et diffamatoire, paru sur Essarih, signé par Khmissi Ghamen le rédacteur en chef. Selon les déclarations du policier, il aurait agi à la demande du chauffeur de l'ex-président de la CCI Annaba, qui lui avait remis, outre une plaquette de drogue, la coquette somme de 10 millions de centimes, pour faire coller l'accusation à la victime, Khmissi Ghanem, père de trois enfants.Le chauffeur de l'ex-président de la CCI Seybouse a, à son tour, avoué avoir reçu les ordres de son patron. Déférés par devant le juge d'instruction près le tribunal d'Annaba, les accusés ont été placés sous mandat de dépôt, pour association de malfaiteurs, conspiration et abus de pouvoir, détention et trafic de drogue.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Wahida BAHRI
Source : www.lexpressiondz.com