
A son 4e jour hier, le Festival de Annaba du film méditerranéen (FAFM) paraît avoir battu en brèche les critiques nombreuses qui ont marqué son inauguration. Ce qui n'a pas inquiété outre mesure les deux chevilles ouvrières de cette manifestation. En effet, Saà'd Ould Khelifa, le commissaire du FAFM, et Driss Boudiba, le directeur de la culture et représentant du wali de Annaba, ont su manœuvrer. Ils l'ont fait de telle manière que le ton colérique de certains s'est tassé au fil des projections de la trentaine de films entre longs et courts métrages et documentaires. Seize sont en compétition pour décrocher le «Annab d'Or», «grand Prix du Jury», «Prix du Public » et les prix récompensant les premiers rèles féminin et masculin. Ces prix sont similaires à ceux de l'édition de 2015. Egalement dans la course, les films documentaires et ceux éducatifs. Les premiers comme les seconds ont, durant les 4 précédentes journées, monopolisé les salles de projection. Celle du théâtre régional Azzedine-Medjoubi d'abord, point de chute de tous les acteurs, réalisateurs, scénaristes et critiques. Ensuite, la cinémathèque fraîchement rénovée avec son appareillage ultra sensible, celui-là même qui a ravi les spectateurs et autres organisateurs. Et enfin la bibliothèque principale du palais de la culture Mohamed- Boudiaf. Celle-ci est à l'origine de l'éblouissement relevé dans les yeux des petits venus, eux aussi, qui ont participé à ce grand événement au titre de premiers concernés par les projections de dessins animés pour enfants et films de leur âge. Le tapis rouge mis en place et les chapiteaux dressés sur l'esplanade permettant l'accès de la salle de théâtre à partir du Cours de la Révolution donnaient une impression solennelle au site. S'y rencontraient, les grands et les petits de l'écran venus de 16 pays du Bassin méditerranéen avec, au titre de pays hôte, l'Iran, et d'invité, la Grande-Bretagne. L'Algérie faisait figure de proue. Il y avait de quoi, d'abord en sa qualité de pays organisateur, ensuite de par sa participation avec plusieurs films dont 3 longs métrages. Il y avait aussi les voisins tunisiens. Non seulement ils sont arrivés avec leurs films de différents métrages, mais dans leurs bagages, il y avait 17 techniciens spécialistes du 7e art et ses accessoires en matériel pédagogique. C'est que nos amis de Tunisie, Kélibia précisément, se sont proposés pour animer cinq ateliers relatifs aux métiers du cinéma dont celui du son, de l'image au profit de 84 jeunes stagiaires. D'où le réel embrasement des 4 précédentes journées et soirées. Le qualificatif est bien placé au regard de la véritable ruée des spectateurs des deux sexes et de tout âge sur les 3 salles de projection. Avec l'arrivée, ce samedi après-midi, de Ahmed Bedjaoui appelé à animer les conférences- débats, on peut dire que le 2e FAFM a atteint le régime de croisière. Notamment en ce qui concerne la fréquentation des salles par le public et la qualité des films inscrits au programme à l'exemple de ceux de ces deux derniers jours avec «l'Olivier» de l'Espagnol Iciar Bollain, «3 000 nuits» du Palestinien Mai Masri, «Tableau troué» de Djamel Azizi. Il reste cependant plusieurs autres fictions de haute facture à visionner dont la poursuite de la série de films iraniens et ceux de Grande-Bretagne. Ces derniers ont principalement axé leurs projections sur William Shakespeare à l'occasion du 4e centenaire de sa disparition.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : A Bouacha
Source : www.lesoirdalgerie.com