Avec le retour du beau temps synonyme de mer calme à peu agitée, se multiplient ces derniers jours les tentatives de traversées clandestines à partir des côtes de Annaba et de Tarf.
Ces dernières semaines, plusieurs tentatives ont été avortées à l'instar de celles qui avaient précédé la fête de l'Aïd El-Kébir. D'autres ont réussi et pour certains, des parents de harragas affirment être sans nouvelle des leurs. Ce qui n'est pas fait pour amener d'autres candidats à l'immigration clandestine à abandonner leur projet «du périlleux voyage» vers ce qu'ils croient être l'Eldorado, la rive Nord de la Méditerranée, notamment les côtes d'Italie et par tout ce que représente ce pays comme opportunités d'amasser fortune. C'est certainement avec des euros plein la tête que 29 harraga dont l'âge varie de 22 à 36 ans ont pris la mer tard dans la nuit du mardi à mercredi. Parmi eux, une jeune femme de 26 ans d'âge accompagnée de son garçon de 5 ans et de son époux. Loin des regards des automobilistes de passage qui pourraient les surprendre dans ce coin perdu de la plage de Sidi Salem à proximité d'un ancien dépotoir à la limite de la frontière de la wilaya de Annaba avec celle de Tarf, ils ont pris place à bord d'une embarcation de fortune. Comme seule certitude d'arrivée sur une des plages italiennes, l'état du puissant moteur. Rien d'autres si ce n'est quelques victuailles, une gourde d'eau pour chacun et les 100 000 dinars à remettre au propriétaire de l'embarcation, un fétu de paille sur une mer mouvementée, au titre de droit de transport.Ils n'auront pas le temps d'avoir le mal de mer que les gardes-côtes étaient déjà sur eux à une douzaine de miles de Ras El Hamra. Ils n'iront pas plus loin. Et c'est sous bonne escorte que les 29 candidats à l'immigration clandestine retrouvèrent cette bonne terre d'Algérie. Ils furent aussitôt débarqués pour être pris en charge par la Protection civile de Annaba pour le contrôle médical d'usage avec un «rien à signaler» du médecin. Présentés devant le procureur de la République près le tribunal correctionnel de Annaba, ils ont fait l'objet d'une citation à comparaître pour le fait de tentative d'immigration clandestine. Du côté des gardes-côtes, l'on a apparemment cure de la communication et du droit de savoir reconnu aux citoyens. A ce niveau, le black out sur les informations du genre a l'apparence d'un dossier «secret défense». Exception faite de quelques privilégiés que la direction des gardes-côtes briffe rapidement, il n'y a rien pour les autres. C'est dire la politique des deux poids, deux mesures appliquée par cette institution de la République dont les responsables semblent avoir leur propre conception de la communication.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : A Djabali
Source : www.lnr-dz.com