L'entreprise IBC, filiale du groupe Cnan, n'a pas trouvé mieux que d'inverser la règle des 51/49% au profit du partenaire Feraoun composée d'hommes d'affaires jordaniens et saoudiens...Plus de 240 travailleurs de l'entreprise IBC, filiale de Cnan Groupe, sont montés au créneau hier, au siège de la centrale syndicale l'Ugta à Alger. Sans salaires et sans aucune prise en charge sociale depuis 17 mois, des dizaines de pères de familles, sont venus dénoncer «la trahison» de certains responsables qui ont voulu brader leur société Feraoun, qui n'est autre qu'un partenaire étranger composé d'hommes d'affaires jordaniens et saoudiens.
De très graves accusations ont été portées contre les responsables de cette entreprise, comme le bradage des navires algériens au dinar symbolique. «Nous avons des informations certaines, qu'il y a des responsables qui veulent liquider l'entreprise et récupérer les navires», a déclaré Rabah Youtichène, secrétaire général de la Fédération des travailleurs Ugta.
Plus de 95% des navires se trouvant au niveau des ports du pays, sont des navires étrangers. «Certains responsables irresponsables de la société IBC, ne pensent qu'à leurs intérêts personnels pour s'enrichir aux dépens des biens publics, en allant jusqu'à gonfler les factures de réparation des navires sans en être inquiétés», regrettent de nombreux syndicalistes qui n'ont pas hésité à divulguer leur identité, afin de faire éclater toute la vérité au sujet de la gestion et de l'environnement qui prévalent au niveau de la société IBC qui souffre depuis fin janvier 2010.
En plus des embarras enregistrés avec plusieurs navires qui servent au transport maritime de marchandises, dont le Blida, Collo, Béchar, Annaba et plus, on apprend que pas moins de huit autres navires sont bloqués au niveau des ports de Malaisie et de Grèce, sans que personne ne soit inquiété sur le sort des biens de la société IBC, filiale Cnan.
«Nous avons passé 8 mois pour réparer un des meilleurs et grands navires du pays, en l'occurrence El Hadjar qui transporte un volume de 65 000 tonnes, une fois que nous avons eu toutes les garanties par l'assureur concerné, pour rapatrier le bateau en Algérie, nous avons été surpris et informés que le navire restera en Malaisie, malgré une note de 9/10 en termes de qualité de la réparation», ont souligné deux mécaniciens chargés de la réparation du navire El Hadjar.
Alors que l'Etat ne cesse de brandir l'obligation de l'application de la règle des 51/49% pour tout investisseur étranger, des hommes d'affaires, qui activent dans les coulisses, sont arrivés à imposer leurs parts de marchés aux dépens de l'entreprise IBC et du principe de souveraineté nationale.
Tenant compte du facteur temps qui a trop duré, les employés de la filiale IBC, ont fait appel au nouveau ministre des Transports, Amar Ghoul, afin de lever les verrous, avant de passer à d'autres actions et protestations publiques, soulignent des membres de la Fédération nationale Ugta.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Amar CHEKAR
Source : www.lexpressiondz.com