
Vingt-trois candidats à l'émigration clandestine, interceptés, jeudi dernier, au large d'Annaba, ont été condamnés, hier, par le tribunal correctionnel, à une amende de deux millions de centimes chacun, avant d'être libérés. Les harragas ont été interceptés à la limite des eaux internationales au nord du cap de Garde d'Aïn Achir. Âgés entre 20 et 30 ans, les mis en cause, qui ont levé l'ancre à partir de la plage d'échouage de Sidi-Salem, étaient entassés à bord de deux embarcations traditionnelles. Nous apprenons auprès de certains d'entre eux à leur sortie du tribunal qu'une expédition programmée durant la journée de vendredi par une cinquantaine de candidats, aurait réussi. Ces jeunes affirment que ces derniers ont atteint l'île de la Sardaigne (Italie) dans la matinée de samedi dernier. En ce début de novembre caractérisé par un "été indien", les tentatives d'émigration clandestine se multiplient. À ce sujet, les observateurs s'interrogent sur le phénomène des harragas et se disent incapables d'expliquer cette situation qui perdure depuis plus d'une décennie, sans que les pouvoirs publics arrivent à y mettre un terme. Il est utile de signaler que depuis le début du mois de septembre dernier, l'on dénombre à Annaba l'arrestation de plus de 300 harragas, parmi lesquels des enfants en bas âge, des femmes et même des personnes handicapées.B. BADIS
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : B BADIS
Source : www.liberte-algerie.com