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150 logements attribués, deux bidonvilles rasés à El Hadjar



150 logements attribués, deux bidonvilles rasés à El Hadjar
Mohamed Rahmani150 familles habitant deux bidonvilles dans la commune d'El Hadjar, 10 km au sud-est du chef-lieu de wilaya d'Annaba, ont déménagé, hier, dans de nouveaux logements sociaux mis à leur disposition par l'Office de promotion et de gestion immobilière (Opgi). Tôt en cette matinée du 24 juin, qui restera dans les mémoires des bénéficiaires de ces nouvelles habitations, c'est une véritable procession de camions de déménagement qui est arrivée sur le site pour décharger meubles, ustensiles, équipements et autres effets que les nouveaux locataires ont installé dans leurs appartements. L'opération relogement s'est bien passée, sous l'?il vigilant des agents de l'Opgi qui ont l'?il sur tout, et des policiers en faction veillant à prévenir tout incident pouvant troubler l'ordre ou le bon déroulement des déménagements.Il fallait voir, hier, ces visages heureux que de larges sourires éclairaient, ces femmes qui poussaient des youyous et les cris de joie des enfants courant dans tous les sens. C'est une journée mémorable pour tous. «Je ne suis pas près d'oublier ce jour qui a marqué la fin de nos souffrances et de la misère dans laquelle nous avons vécu pendant plus de 20 ans», témoigne un père de famille bénéficiaire d'un logement. «On était 8 personnes entassées dans une baraque, sans eau courante, avec des fils électriques qui pendaient de partout et il n'y avait pas à proprement dit de toilettes ou de salle de bains. Aujourd'hui, mes enfants et ma femme pourront vivre décemment comme tout le monde», ajoutera-t-il avec beaucoup d'émotion. Tout près, des enfants entonnent le One, two, three, Viva l'Algérie repris à l'unisson par les adultes. La fête, une grande fête, a empli la nouvelle cité. Un autre nous indiquera qu'il a passé toute sa vie dans ces taudis que des bulldozers sont en train de démolir. «J'habite ici depuis 1960. Mes enfants ont tous grandi ici. Ils se sont mariés et ont des enfants. J'ai plus de 70 ans et ce n'est que maintenant que j'ai pu accéder à un logement décent. Je remercie les autorités de m'avoir sorti, moi et mes enfants de cette misère dans laquelle je vivais. Maintenant, on pourra passer un mois de Ramadhan heureux. Alhamdou lillah !», dit-il. Une vieille femme nous dit que pour elle, aujourd'hui, c'est une nouvelle indépendance et qu'à partir de ce jour tous les problèmes qu'elle avait sont réglés. «Ils nous ont donné ce logement avant le mois de Ramadhan, c'est ce quej'espérais et pour la première fois nous allons le passer dans de meilleures conditions, c'est une véritable indépendance pour moi, j'aurai l'eau courante chez moi, une cuisine, une salle de bains et des chambres pour les enfants. Je suis vraiment contente, je ne demande pas plus. Je remercie l'Etat algérien et les responsables locaux qui nous ont aidés», dira-t-elle avant de lancer un «Vive l'Algérie» suivi d'un youyou qui a fusé dans les airs et qui a été repris dans les balcons des immeubles voisins.M. R.


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