Algérie

Wilaya de Tizi Ouzou : ouverture du salon de l'artisanat Tiziouzou : les autres articles

Wilaya de Tizi Ouzou : ouverture du salon de l'artisanat Tiziouzou : les autres articles
Une centaine d'artisans expose lors de la 4e édition du salon de l'artisanat organisé par l'APW de Tizi Ouzou.
Les participants à la quatrième édition du salon national de l'artisanat qui se tient depuis mardi, à l'initiative de l'APW de Tizi Ouzou, à la salle omnisports Saïd Tazrout de la nouvelle-ville, évoquent, pratiquement tous, le problème de la cherté de la matière première. «Je travaille dans la confection du tapis traditionnel chez moi mais, avec la cherté de la laine et de ses dérivées, j'arrive difficilement à m'en sortir», nous dira une femme, tapissière venue de la commune de Ath Zmenzer qui, dit-elle, met un mois pour la confection d'un tapis de 4 mètres qu'elle doit vendre à 40 000 dinars, dont plus de la moitié de ce prix est absorbée, ajoute-t-elle, par les frais de la matière première.
Une autre femme qui tient un stand d'exposition de la poterie nous a expliqué aussi qu'en l'absence de matériel moderne pour la cuisson de l'argile, le travail devient presque impossible en été.«Nous travaillons avec les méthodes traditionnelles mais qui sont, aujourd'hui, très difficiles. Et pour écouler nos produits, nous ne trouvons pas de marché surtout dans la région. Nous nous contentons de nos participations à des manifestations comme les salons de l'artisanat», nous a déclaré Mme Ouiza Guerrab, une potière de Beni Douala. De son côté, Elazaoui Bekaï, un bijoutier venu de Tamanrasset nous a expliqué que le problème de la cherté de la matière première se pose également dans sa wilaya.«En plus des prix exorbitants de la matière première, nous n'avons pas de circuit d'écoulement de notre produit qui n'est sollicité que par les gens du Nord ou bien à l'étranger», précisé-t-il.
Il en est de même pour la région de Khenchla puisqu'Abderahmane Ouda, un jeune bijoutier de 21 ans, évoque les mêmes difficultés que rencontrent les artisans dans sa wilaya. Pour ce qui est de la robe kabyle, Mme Nouara Chettouh, propriétaire d'un atelier de couture à Akbou, dans la wilaya de Bejaia, nous dira : «J'ai ouvert un atelier par un micro crédit dans le cadre de l'Angem. Ces derniers temps, il y a une flambée remarquable du prix du tissu. C'est pour cela que le prix de mes robes est jugé cher par certains clients. J'essaye de faire un travail de qualité car, il faut le préciser, le produit chinois a inondé le marché. Je tiens à vous dire qu'avec la saison d'été, nous arrivons un peu à écouler plusieurs robes surtout avec l'arrivée des émigrés», nous a-t- elle souligné.
Par ailleurs, l'objectif de ce salon consiste, entre autres, selon Mahfoudh Belabbas, président de l'APW, à promouvoir les produits de l'artisanat et la réanimation du secteur du tourisme dans la région. «L'APW s'attelle à mettre en place une politique touristique basée sur le tourisme solidaire pour un plan de développement local durable», a estimé M. Belabes. Enfin, notons que ce salon national de l'artisanat qui s'étalera jusqu'au 14 juillet en cours a regroupé plus de 100 d'exposants venus de 20 wilayas du pays.
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