Samedi 666e jour d'agression sioniste et 154e jour de siège total de Ghaza, l'armée génocidaire d'Israël augmente la cadence de ses massacres contre la population civile, femmes et enfants, et les personnes à la recherche d'aides alimentaires. Le nouveau rapport statistique du ministère de la Santé, publié hier, annonce un bilan de 637 victimes, dont 98 martyrs et des blessés transférés vers les hôpitaux de Ghaza lors des précédentes 24h (vendredi), soit un total de victimes de 60.430 martyrs et 148.722 blessés, depuis le 7 octobre 2023. En outre, le nombre de victimes depuis la reprise des bombardements, le 18 mars 2025, s'élève à 9.246 martyrs et 36.681 blessés.
Par ailleurs, ajoute le ministère, les massacres israéliens dans les « centres d'aide » israélo-américains ont fait, durant la journée de vendredi, 39 martyrs et 849 blessés par les tirs des soldats de l'occupation et des agents de la fondation américaine «GHF», portant à 1.422 martyrs et 10.067 blessés le nombre total des victimes parmi les demandeurs d'aide alimentaire.
Concernant le bilan des victimes de la famine et de la malnutrition imposée par l'entité sioniste, sous le regard complice des Etats-Unis et des puissances mondiales, le ministère annonce, dans un autre communiqué, que les hôpitaux de Ghaza ont enregistré 10 nouveaux décès de personnes affamées, dont 3 enfants, au cours des dernières 48 heures. Ce qui porte le nombre total de victimes de la famine à 169, dont 93 enfants.
Le ministère de la Santé confirme que la crise humanitaire dans la bande de Ghaza continue de s'aggraver en raison du blocus total depuis plus de 5 mois provoquant des pénuries de nourriture, d'eau et de fournitures médicales et renouvelle son appel à la communauté internationale et aux organisations humanitaires pour qu'elles interviennent en toute urgence.
Les factions de la résistance dénoncent «l'opération de propagande» de Witkoff
Les principales factions de la résistance palestinienne à Ghaza ont dénoncé la visite de Witkoff qu'ils ont qualifié d'«opération de propagande ». «La visite de Witkoff à Ghaza est une opération de propagande. Witkoff ne voit à Ghaza que ce que l'occupation veut bien lui montrer et perçoit la tragédie en cours avec un regard israélien trompeur », écrit Izzat al-Rishq, un dirigeant du Hamas, sur la plateforme Telegram.
Dans une autre publication, Izzat al-Rishq dénonce les « propos de Trump dans lesquels il réitère les allégations et mensonges israéliens accusant le Hamas de vol et de vente de l'aide humanitaire à Ghaza ».
«Ces accusations sont fausses et infondées. Elles exonèrent le criminel et tiennent la victime pour responsable. Ces allégations ont été réfutées par des rapports et des témoignages d'organisations internationales, dont les Nations Unies. Elles ont également été récemment réfutées par une enquête interne de l'USAID, qui a confirmé l'absence de tout rapport ou donnée indiquant un vol d'aide par le Hamas », rappelle le dirigeant du Hamas. De son côté, le Jihad Islamique qualifie la visite de l'envoyé américain Steve Witkoff de « parade sur une scène de crime, où l'auteur est déguisé en ambulancier ». « Ce qui s'est passé et se passe encore à Ghaza constitue un crime de génocide systématique, et cette visite n'est rien d'autre qu'une tentative flagrante d'embellir la laideur de l'occupation et de blanchir le visage hideux de l'administration Trump, directement complice des meurtres, de la famine et des déplacements subis par le peuple palestinien », lit-on dans un communiqué du Jihad Islamique.
Pour le Jihad, « l'administration Trump peut, d'un seul mot – si elle le souhaite – mettre fin aux massacres. Elle peut lever le voile politique sur l'occupation, stopper son approvisionnement en armes et la contraindre à ouvrir les points de passage et à mettre fin à la famine ».
Le Front démocratique de libération de la Palestine (FDLP) « remet en question les véritables raisons de la visite de Witkoff à Rafah », considérant qu'il s'agit plutôt « d'une tentative flagrante de mettre en doute la véracité des rapports humanitaires sur la famine, et, d'autre part, de souligner la fausse humanité de l'administration Trump ». Le FDLP qualifie aussi de « scandaleuse » la déclaration de l'ambassadeur des États-Unis en territoires palestiniens occupés concernant « la distribution d'un million de repas par jour à Ghaza par la compagnie américaine de la mort «GHF» ». « Une déclaration qui révèle l'ampleur de son penchant pour le mensonge, la fabrication d'informations et le déni des faits ». Le FDLP voit dans cette déclaration « un signe décevant présageant que l'aide que l'administration américaine prépare, à l'invitation du président américain, ne sera rien d'autre qu'une tentative de dissimuler la brutalité de l'occupation et ses objectifs criminels ». Quant au Front populaire de libération de la Palestine (FPLP), la visite de Witkoff ne change rien dans la perception du mouvement que « l'administration américaine est un partenaire à part entière dans la guerre de famine contre notre peuple, et qui Å“uvre directement pour soutenir l'occupation et dissimuler ses crimes ». « La visite hier de l'envoyé américain Witkoff à l'entreprise humanitaire américaine a confirmé ce rôle complice dans ce crime. Il s'agissait d'une farce et d'une tentative flagrante d'embellir l'image de l'occupation et de fabriquer des mensonges sur la réalité de l'aide. La vérité est que la famine se propage et s'étend dans la bande de Ghaza, sur fond de blocage de l'aide, de fermeture des points de passage et de largage humiliant de miettes tombées du ciel, sans commune mesure avec l'aggravation de la catastrophe humanitaire dans l'enclave », ajoute le FPLP dans son communiqué.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Mohamed Mehdi
Source : www.lequotidien-oran.com