Algérie

Unités grues de Béjaïa : Le syndicat contre la cession


La section syndicale de l'ENMTP, Unité Grues de Béjaïa (UGB), vient d'adresser au président du directoire de la SGP EQUIPAG, une demande d'annulation de l'opération de la cession totale de l'unité au profit de la Sarl AGCM.  Deux motifs sont avancés par le syndicat pour justifier cette demande. Le premier a trait au non respect du délai accordé par la SGP, soit le 24/09/2008, pour le paiement de la caution de garantie tandis que le second concerne l'engagement non honoré de la Sarl du paiement de l'intégralité du montant du prix de cession à la date arrêtée, à savoir le 30 septembre 2008, tel que prescrit dans la note de la SGP.En conséquence et en application de la note du 17 septembre 2008, ayant pour objet la soumission pour l'acquisition de l'unité UGB, le syndicat demande l'annulation pure et simple de la cession. Dans le cas contraire, les syndicalistes brandissent la menace d'une paralysie totale de l'entreprise par les travailleurs.Pour rappel, selon le syndicat de l'entreprise, le conflit qui oppose les travailleurs de l'UGB au repreneur désigné de leur entreprise est né du fait que le processus qui a conduit à la cession de leur entreprise a été entaché d'irrégularités flagrantes. Les syndicalistes citent, en premier, la résolution du CPE qui aurait été piétinée du fait que les avis et position du partenaire social et des travailleurs n'ont pas été recueillis pour être intégrés au dossier. Ils pointent également du doigt l'inéligibilité de la Sarl AGCM à la reprise de l'unité au motif que cette Sarl est liée à l'ENMTP Béjaïa par un contrat de sous-traitance.Par ailleurs, elle aurait toujours été incapable d'honorer ses engagements contractuels vis-à-vis de cette entreprise, notamment en matière de redevances locatives dont le recouvrement n'a été possible que par le recours à une série de mises en demeure. Les syndicalistes et les travailleurs de l'UGB contestent également les capacités matérielles et professionnelles de cette Sarl candidate à la reprise et parlent de « bradage ».Le dernier argument brandi par les contestataires concerne l'occultation du schéma de restructuration de l'entreprise adopté par le conseil d'administration de l'entreprise en décembre 2005. Le collectif des travailleurs soutient que la mise en vente de leur unité malgré sa bonne santé financière et son capital professionnel signera son acte de décès.Depuis des mois, les travailleurs de l'UGB ne cessent de dénoncer le « bradage » de leur entreprise tout en menant de concert des actions sporadiques de protestation, des piquets de grève et des démarches administratives pour sensibiliser l'opinion et les pouvoirs publics.
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