Algérie

Une nouvelle alerte pour l'Algérie

Une nouvelle alerte pour l'Algérie
Le repli persistant des cours de l'or noir conduirait à une saignée de ses recettes en devises.Cela pourrait se payer cash. Une dégringolade des cours du brut serait néfaste pour les grands projets mis en chantier (infrastructures routières, logements...). Une enveloppe de 286 milliards de dollars avait été consacrée dans le cadre du plan de développement économique (2009-2014) grâce à des revenus pétroliers conséquents garantis par des niveaux du prix du pétrole élevés.Qu'en sera-t-il de celui de 2014-2019 (avec des recettes assurées essentiellent par des exportations d'hydrocarbures en net recul) qui ont fondu comme neige au soleil' 50% en 2013 et 8,25% pour les cinq premiers mois de 2014. Le baril souffle le chaud et le froid. L'économie nationale est sur le qui-vive. Pour le moment, la tête est à la fête mondiale du ballon rond dont le dénouement est imminent. Il sera temps de remettre les pieds sur terre. Se rappeller que la réalité économique du pays réside dans sa dépendance aux exportations des hydrocarbures comme il reste étroitement chevillé au niveau des prix du pétrole.Ils ont reculé de huit dollars en trois semaines. A Londres, le baril de Brent de la mer du Nord qui valait 114,81 dollars le 20 juin a clôturé à 106,66 dollars le 11 juillet. Il s'agit de son plus bas niveau en clôture depuis le 7 avril. Tandis que le baril de «Light Sweet Crude» coté à New York (pour la même période de référence) avait terminé à 107,26 dollars, son niveau le plus élevé en clôture depuis le 18 septembre 2013, s'est établi vendredi à 100,83 dollars. Son plus bas niveau depuis le 12 mai. Une nouvelle alerte pour l'Algérie. Pour une raison toute simple: l'or noir fait les beaux jours de l'économie algérienne lorsque ses prix sont élevés, comme il peut provoquer son effondrement lorsqu'ils chutent brutalement. «Le repli persistant des prix du pétrole provoquerait un fléchissement de la croissance, une hausse du nombre de chômeurs et une réduction forcée des investissements publics», avait prévenu le FMI dans son rapport de janvier 2012. Le repli persistant des cours de l'or noir conduirait à une saignée de ses recettes en devises qui aurait des conséquences désatreuses. Sans un niveau élevé du prix du pétrole, l'Algérie n'aurait pas pu faire face aux augmentations massives de salaires de ces dernières années comme elle n'aurait pas pu soutenir les coûts de certains produits de consommation de base (lait, pain...) qui demeurent de potentiels foyers de tensions sociales et honorer une facture des importations qui ont explosé pour dépasser les 55 milliards de dollars en 2013. «L'orientation budgétaire expansionniste de ces dernières années a... rendu la situation budgétaire vulnérable aux fluctuations des cours du pétrole, le prix permettant d'équilibrer le budget étant aujourd'hui légèrement supérieur à 100 dollars le baril», avait fait remarquer le Fonds monétaire international. Une ligne rouge qui pointe à nouveau le bout de son nez.


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