Algérie

Une facture toujours salée


Une facture toujours salée
On est encore loin du compteMême si le montant des achats à l'étranger va probablement baisser de quelque 10 milliards de dollars en 2 ans, le fardeau reste lourd à porter.Entre la facture des importations et le marché pétrolier il y a un parallèle que l'on peut oser. Tous les deux sont pléthoriques. Tous les deux concernent aussi de très près l'économie nationale. Elles constituent même ses principales caractéristiques. Etant donné qu'elles contribuent à son état de santé. Les évoquer c'est toucher le coeur du problème. Si l'Algérie a l'oeil fixé sur l'évolution des cours de l'or noir, le second lorgne du côté de la facture des importations. Dans son dernier rapport rendu public le 20 juillet 2016 sur le déficit commercial de l'Algérie qui a atteint presque les 11 milliards de dollars, le Centre national de l'informatique et des statistiques des douanes faisait état de la facture des importations qui s'est élevée à plus de 23 milliards de dollars pour les six premiers mois de l'année.«Les importations se sont également réduites, mais à un moindre rythme par rapport aux exportations, en s'établissant à 23,51 milliards de dollars contre 27,445 milliards dollars (-14,34%), en baisse de 3,93 milliards dollars», indiquent les chiffres du Cnis. Mathématiquement, les importations devraient osciller autour des 45 milliards de dollars en 2016. Même si la facture des achats à l'étranger va probablement baisser de quelque 10 milliards de dollars en 2 ans, le fardeau reste lourd à porter. Le taux de couverture des importations par les exportations est ainsi passé à 54% pour le premier semestre de 2016 contre 69% pour la même période en 2015. Ce qui va davantage fragiliser la trésorerie du pays étant donné que les cours de l'or noir demeurent encore à un niveau qui est loin de satisfaire son équilibre budgétaire. Le baril vient même de terminer la semaine dans le rouge. Hier vers 17h00 heure algérienne, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre valait 45,39 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres en fin d'échanges européens. Soit une baisse de 81 cents par rapport à la clôture de jeudi. Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de light sweet crude (WTI) pour la même échéance affichait 43,96 dollars terminant la semaine sur une perte de 79 cents comparativement à la veille. Quels sont les facteurs responsables de cette bien morose fin de semaine' «Les prix du pétrole ont terminé la semaine en nette baisse alors que la combinaison d'un dollar américain plus fort et de niveaux de stocks plus élevés pour une durée plus longue sont parvenus à maintenir l'offre bien plus haute à long terme que ce que les marchés n'avaient originellement anticipé, relevait Michael Hewson, analyste chez CMC Markets. Malgré le rapport hebdomadaire du département américain de l'Energie publié le 20 juillet qui a fait état d'un déclin des réserves du premier consommateur mondial d'or noir les prix du brut n'ont pas pu trouver le souffle nécessaire pour rebondir. «En dépit de cette baisse, les réserves pétrolières américaines sont à un plus haut historique pour cette période de l'année, avec des stocks de brut et de carburants raffinés à un niveau record de 1,385 milliard de barils tandis que les stocks d'essence sont (également) en hausse», expliquait Ipek Ozkardeskaya, analyste chez London Capital Group. Le pire est même à craindre. «L'incapacité des cours à se maintenir durablement au-dessus des 50 dollars le baril, un seuil franchi fin mai, et les rebonds de plus faible ampleur qui ont suivi ont vu finalement les prix glisser cette semaine en dessous de leurs précédents plus bas de juillet, ouvrant potentiellement la voie à une baisse plus importante vers les 40 dollars le baril», laissait présager M.Hewson. Mais le baril n'a certainement pas dit son dernier mot.
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