Algérie

Une commission est mise sur pied pour réfléchir à la question


Création d’une banque des yeux Le ministère de la Santé vient de mettre en place une commission nationale d’experts chargée de l’établissement des règles de priorité pour la greffe de la cornée et la mise en place d’une liste nationale d’attente. L’annonce en a été faite hier par le ministre du secteur, Amar Tou, lors de la visite effectuée au CHU de Bab El Oued, à l’occasion de la première opération de greffe rénale au niveau de cet hôpital. Le ministre a précisé que cette commission, qui ne comprend que des experts ayant déjà effectué ce genre de greffe, va devoir réfléchir à la création d’une banque des yeux. Une deuxième commission du même genre sera installée pour la greffe rénale. Pour le ministre, «il s’agit pour nous de mettre en place des règles de parité car le fichier d’attente sera national et consultable par tous les hôpitaux, et le premier venu sera le premier servi, et de limiter les transferts à l’étranger». Il faut savoir en effet que, pour la greffe de la cornée, des malades que nous avons trouvés sur place ont dû attendre, pour certains, 13 ans pour enfin bénéficier d’une cornée importée des Etats-Unis. Et pour cause ! Depuis l’interdiction des transferts à l’étranger, la liste d’attente pour ce genre de transplantations, ou même pour les reins, ne cesse de s’allonger. «La mise en place de cette commission va nous permettre de limiter l’attente des malades», a expliqué le ministre, sans pour autant dire de combien va être réduite la durée d’attente. Les spécialistes que nous avons rencontrés sur place ont parlé de la difficulté de prélever en Algérie, sur des cadavres, les organes à greffer. «Pour le moment, nous procédons à des transplantations à partir de cornées importées. Pour les 15 opérations que nous avons effectuées depuis ce week-end à Bab El Oued, seulement deux prélèvements ont été effectués sur des cadavres en Algérie, les autres proviennent des Etats-Unis. Le coût d’une opération revient à 80.000 DA», a expliqué le professeur Malika Tayar, chef de service Ophtalmologie de l’hôpital de Bab El Oued. «Notre objectif est d’aller vers des greffes à partir de nos cadavres, mais c’est là où réside toute la difficulté car les familles ne permettent pas ce genre de prélèvements», ajoutera-t-elle. Ce genre d’opération est pratiqué à Oran, Beni Messous, Bab El Oued, Annaba et à l’hôpital Mustapha d’Alger. Pour la greffe rénale, elle est pratiquée à l’hôpital de Bab El Oued, Mustapha, Parnet, ceux de Sidi Bel Abbes, de Tizi Ouzou et d’Oran. Actuellement, le transfert à l’étranger est limité aux cas d’extrême urgence pour trois spécialités : l’orthopédie et la greffe de la cornée et du rein.
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