Algérie

Une banque d'affaires choisie aujourd'hui



Une séance d’ouverture des plis des banques d’affaires soumissionnaires aura lieu donc aujourd’hui au siège du ministère des Finances et au cours de laquelle seront exprimées les offres basées sur la fameuse évaluation financière de l’entreprise Djezzy. Une fois le partenaire choisi, le gouvernement entamera en bonne et due forme l’évaluation de l’opérateur téléphonique et présentera son offre finale à Orascom Telecom Holding pour en finir avec ce long feuilleton. Le gouvernement algérien table d’ailleurs sur un début des négociations dès janvier 2011. Des négociations qui s’avèrent difficiles puisque l’écart entre la somme demandée par Orascom et celle proposée par le gouvernement est considérable. Ce qui risque de perturber les négociations, c’est aussi la menace de recours par OTH à l’arbitrage international afin de pousser le gouvernement algérien à revoir sa copie. Une menace qui n’a pas pesé sur l’opiniâtreté de ce dernier qui voit dans la récupération de Djezzy le choix de sauver un patrimoine économique algérien. Naguib Sawiris, patron d’OTH, avait adressé une lettre au gouvernement algérien signifiant son refus de toute transaction prenant l’aspect d’une nationalisation de Djezzy en disant qu’«il n’est pas disposé à participer à un processus de cession visant à nationaliser Djezzy à un prix significativement sous-évalué et n’acceptera aucun processus d’évaluation unilatéral, notamment un processus qui prendrait prétexte du traitement abusif infligé par le gouvernement à la société pour réduire la valeur de Djezzy». Les propos de Sawiris sont intervenus suite à la déclaration du Premier ministre Ouyahia devant les députés disant que «l’Etat rachètera Djezzy quels que soient les obstacles» et minimisant l’effet que pourrait avoir le recours d’OTH à l’arbitrage international. Le directeur des impôts a, d’ailleurs dans une dernière sortie, rappelé en toute sérénité le lourd dossier Orascom Telecom Algérie avec son institution. OTA a subi deux contrôles fiscaux pour les exercices 2008 et 2009. «Il y a une application de la loi et l’opérateur peut saisir les instances internationales», a indiqué M. Raouia en guise d’avertissement.                             
 
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