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La consommation de la drogue en Tunisie a sensiblement augmenté après la révolution de 2011 touchant désormais 55% des jeunes dont l'âge varie entre 15 et 19 ans, qui consomment les stupéfiants de manière inquiétante, a indiqué un rapport de l'Association tunisienne de lutte contre les Maladies sexuellement transmissibles publié récemment à Tunis.Environ 30.000 jeunes dans la seule capitale Tunis prennent de la drogue par voie intraveineuse, selon les mêmes chiffres fournis par l'association.Confortant ces chiffres, le ministre tunisien de l'Intérieur, Lutfi Jeddou, a indiqué, le 23 juin dernier, que la quantité de drogue saisie dans le pays est en hausse constante, estimée à 11.036 kilogrammes de chanvre indien durant les cinq premiers mois de l'année en cours contre seulement 1.046 kilogrammes du même type de drogue saisis durant toute l'année 2013. D'autres quantités de drogues dures comme la cocaïne et les comprimés de toutes sortes ont aussi été saisies par les autorités tunisiennes, a encore indiqué le ministre de l'Intérieur, qui a lié la consommation des stupéfiants au taux de criminalité dans le pays.Des rapports établis par la 'cellule des sciences de crimes' du Centre des études juridiques de Tunisie, ont indiqué que la consommation de la drogue dans le milieu des jeunes et adolescents est importante et concerne environ 30% de la catégorie d'âge variant entre 13 et 35 ans, ce qui, ajoutent les auteurs de ces rapports, signifie qu'il existe en Tunisie plus d'un million de consommateurs dans cette tranche d'âge.Une étude faite par l'Association de lutte contre la consommation de la drogue a estimé que 30% des consommateurs du chanvre indien sont des femmes.La même étude indique que les jeunes filles, qui sont devenues dépendantes ont, pour la première fois, touché à la drogue au début du 'printemps arabe' avec ses cortèges de problèmes sociaux et économiques catastrophiques.Ces chiffres suscitent de grandes inquiétudes au sein d'une société qui, il n'y pas longtemps, ne connaissait pas ce dérapage et considérait la consommation de la drogue comme une déviation dangereuse et relevant des interdictions.Expliquant les raisons de cette situation, les spécialistes estiment que le Maroc, voire la Libye constituent les principaux fournisseurs des consommateurs tunisiens.


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