Algérie

Tué par quatre frères pour une histoire de banquette


10 ans de réclusion contre trois des mis en cause Impliqués dans une affaire d’homicide volontaire, les trois frères S.H., S.M. et S.S., après requalification des faits en coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort, ont été condamnés hier par la Cour criminelle d’Oran à dix années de réclusion criminelle. Cette affaire remonte au 28 février de l’année 2002 lorsque, au niveau du quartier d’El Hamri, la victime M.S., âgée de 27 ans au moment des faits, a été mortellement blessée par quatre personnes. Les auteurs de l’agression sont les trois prévenus sus-cités tandis que la quatrième personne mise en cause est leur propre frère S.CH. Evacuée rapidement aux urgences, la victime a bénéficié de soins intensifs et, quatre jours plus tard, M.S. a pu sortir du coma et répondre aux questions des policiers. Aussitôt en état de parler, il a confirmé l’identité de ses agresseurs avant de retomber, 24 heures plus tard, dans un coma profond dont il ne sortira jamais. Interpellés, les mis en cause s’en tiendront à une seule version des faits.En effet, le nommé S.CH. prendra tout à son compte et déclarera être l’unique auteur du crime, innocentant ainsi ses trois frères. Expliquant le déroulement des faits, il a déclaré que cette dispute avait éclaté au sujet d’une banquette que la victime voulait échanger après l’avoir achetée. Cette version a été contredite par les déclarations de la victime, de son vivant, lors de son audition. Jugés une première fois, les quatre prévenus ont été condamnés à dix ans de réclusion criminelle. Niant toujours les faits S.M., S.H. et S.S., ont fait appel. Appelés hier devant la Cour criminelle, ils ont maintenu leurs déclarations et ont rejeté en bloc les charges retenues contre eux. Lors de leur audition, les témoins cités ont déclaré à l’assistance que le jour des faits, ils ont vu les quatre frères brandissant des armes blanches, debout autour de leur victime qui gisait dans une mare de sang. Le réquisitoire du représentant du ministère public s’est attardé sur la cruauté de cet acte, déclarant que les prévenus, repris de justice notoires, n’ont laissé aucune chance à leur victime qui a reçu cinq coups de couteau, et a requis quinze ans de réclusion. La défense qui avait demandé la requalification de l’affaire d’homicide volontaire en coups et blessures ayant entraîné la mort, a plaidé dans ce sens, demandant les circonstances atténuantes pour les accusés. La requalification de l’affaire a été accordée et, à l’issue des délibérations, les mis en cause ont été reconnus coupables de ces griefs et une peine de dix ans de réclusion criminelle a été prononcée à leur encontre.
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