Algérie

Triste fin pour la Seleçao


Triste fin pour la Seleçao
Le pays de la samba, cinq fois champion du monde, est bel et bien tombé de très haut et de surcroît chez lui, en présence de millions de Brésiliens qui ne s'attendaient nullement à vivre un tel affront.La vingtième Coupe du monde vient de s'achever, hier à Rio, avec le déroulement de la finale Allemagne-Argentine et sur laquelle nous ne manquerons pas de revenir dans nos prochaines éditions. Mais de l'aveu de la plupart des spécialistes du ballon rond, et ils étaient très nombreux à suivre de très près le Mondial 2014, le Brésil aura été bel et bien la véritable déception de cette dernière Coupe du monde. Le pays de la samba, cinq fois champion du monde, est bel et bien tombé de très haut, comme jamais, et de surcroît chez lui, en présence même de millions de Brésiliens qui ne s'attendaient nullement à vivre un tel affront sans précédent. Un cauchemar brésilien grandeur nature qui a pris la forme d'une véritable décadence, une première fois en demi-finale, suite à un mémorable 7 à 1 essuyé face à l'Allemagne, puis entériné samedi dernier en match de classement pour la troisième place, par une défaite sans gloire de 3 à 0 contre la Hollande, comme si quelque part, il ne reste plus aujourd'hui du grand Brésil que son prestigieux nom, et plus rien d'autre. Une très triste fin de la Seleçao à laquelle plus de 200 millions de Brésiliens vouent depuis la nuit des temps une passion sans limite, mais qui viennent de vivre un terrible et pathétique cauchemar. Le Brésil qui encaisse la bagatelle de 10 buts, et qui n'en marque qu'un seul en l'espace de deux rencontres, au cours d'une Coupe du monde qui a élu domicile pendant tout un mois au pays où le football est roi, était quelque chose d'impensable, et surtout inimaginable. Pourtant, c'est la triste réalité qui vient de se produire au Brésil, pour cause d'une Seleçao qui s'est finalement avérée la plus faible sélection de tous les temps, sous la coupe d'un sélectionneur incapable de s'adapter aux exigences du football actuel. Scolari, celui-là même qui avait été le dernier artisan en date du cinquième trophée mondial en 2002, grâce notamment à une génération de joueurs brésiliens totalement aux antipodes de celle qui vient de prendre part à la Coupe du monde 2014, a complètement fait fausse route. Pis, le sélectionneur brésilien sus-cité, a beaucoup de mal à accepter ce terrible échec des Auriverde, après avoir déclaré en conférence de presse, samedi dernier à Brasilia, que seul le président de la Confédération brésilienne de football du Brésil était en mesure de décider de son sort, après avoir défendu son bilan qu'il a estimé globalement positif, et visiblement satisfait de la 4ème place de son pays. Apparemment, Luis Felipe Scolari préfère «se faire démissionner» de son poste de sélectionneur, au lieu de prendre rapidement le soin, et sur le champ, de quitter son poste, notamment après avoir reconnu publiquement qu'il assumait seul, et personne d'autre que lui, ce terrible échec qui marquera longtemps les Brésiliens. Aujourd'hui, tous les médias brésiliens pestent contre Scolari que beaucoup de Brésiliens souhaitent voir quitter au plus vite la Seleçao. Une Seleçao complètement meurtrie, à l'image d'un Neymar sans cesse en pleurs comme un enfant perdu, devenu subitement orphelin, à l'image de ce football brésilien, tant adoré aux quatre coins du monde, mais aujourd'hui au fond du gouffre. La dure réalité du terrain a fini par rattraper la Seleçao de Scolari, en l'espace de deux rencontres qui ont montré tout le gouffre qui sépare aujourd'hui le Brésil et les actuelles meilleures sélections européennes, sud-américaines, ou même africaines du moment, et qui ont brillé au cours du Mondial brésilien. Certes, pour «rattraper le coup», Pelé a estimé que «son Brésil» reviendra très fort au cours du Mondial 2018. Cependant, les millions de Cariocas, et ces milliers de Brésiliens qui survivent dans ces fameuses favelas où le rêve tourne souvent au cauchemar, pourront-ils «échapper» sans réaction au naufrage sans précédent de leur Seleçao' Le Brésil des Thiago Silva, David Luis et autres Hulk, est tombé très bas au point où la planète foot entière est triste pour ce pays dont la sélection nationale a totalement perdu de son football magique d'antan.


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