Algerie - Généalogie et Familles connues

tragédies d'hier et d'aujourd'hui Grande-Bretagne : «Le tueur au bain d'acide»



tragédies d'hier et d'aujourd'hui Grande-Bretagne : «Le tueur au bain d'acide»
Fanatisme - Le 18 février 1949, une riche et respectable veuve disparaît de l'hôtel londonien dans lequel vivait également John George Haigh. Il ne s'agit tout d'abord que d'un cas de disparition parmi d'autres, mais, bientôt, les policiers découvrent une effroyable série de meurtres...
Bien qu'íl n'ait jamais fait de grandes études, Haigh se prenait depuis toujours pour un juriste, comme en témoignent de nombreuses escroqueries qu'il commet en se faisant passer pour tel. Peu instruit, il comprit très tôt qu'il se devait de se frayer une place parmi le gratin londonien dans la Grande-Bretagne d'après-guerre (39-45). Et pour cela il se construit à travers les livres une redoutable culture.
L'enfance de John George Haigh est marquée très tôt par l'imprégnation des principes religieux du fait que ses parents John (contremaître dans les mines) et Emily étaient membres d'une secte fondamentaliste chrétienne, Assemblée des Frères. C'est ainsi qu'afin d'éviter que le Mal ne pénètre dans leur foyer familial, l'introduction de journaux, de la radio ou même des divertissements les plus simples étaient proscrits. La famille qui s'adonnait quotidiennement à la lecture de la Bible dont les prescriptions devaient êtres prises au pied de la lettre, refusait tout contact avec l'extérieur en dehors des autres membres de la secte. De ce fait, George devint un garçon solitaire, qui hormis l'école ne fréquentait guère les autres enfants. À 17 ans, il quitte l'école. C'est alors qu'il fait ses premiers pas dans la délinquance. Il purgera plusieurs peines de prison jusqu'à sa dernière libération en septembre 1943. Un jour et dans le cadre de ses lectures, il tombe sur l'expression latine Corpus Delicti (que l'on peut librement traduire par «corps du délit»), qualifiant l'essence même du délit, dont l'accusation doit prouver l'existence. Haigh ne connaissait guère le latin et encore moins le droit : il croyait que cette expression désignait de manière tout à fait littérale le corps, et en conclut que nul ne pouvait être convaincu de meurtre si l'on ne retrouvait pas le corps de la victime. C'est pourquoi il dissolvait le corps de ses victimes dans une solution d'acide sulfurique concentrée. Sa conviction en la matière apparaît totale lorsque, ayant avoué le meurtre de Mme Durand-Deacon, il demande triomphalement aux policiers : «Comment pouvez-vous prouver qu'il y a eu meurtre, s'il n'y a pas de corps '» Il allait découvrir l'étendue de son erreur, et apprendre qu'il pouvait être condamné sur la base du plus infime indice, grâce aux progrès de la médecine légale. Il avait affirmé lors de son procès : «Je n'ai pas ressenti de remords après avoir tué, car je savais que j'obéissais à une force supérieure.» Alors qu'il aurait commis une vingtaine de meurtres, il a été reconnu coupable d'un seul. À l'aube du 10 août 1949, il a été pendu à la prison de Wandsworth de Londres.
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