Algérie

Tounsi met en exergue les enquêtes scientifiques

La police s’attaque à la cybercriminalité  Ali Tounsi poursuit sa tournée des wilayas pour présider, comme chaque année, à des sorties de promotions. Hier, il était l’hôte de la wilaya de Tizi-Ouzou, où il a, longuement, vanté les succès des enquêtes policières, un facteur de modernisation du corps, grâce à la police scientifique. Selon lui, environ 70% des succès dans les enquêtes policières sont obtenus grâce au perfectionnement des méthodes et des techniques de la police scientifique. «Je peux vous dire que la police technique et scientifique est à l’origine de 70% des succès de toutes les enquêtes policières et c’est un pourcentage régulier», explique le patron de la police en ajoutant que la police scientifique permet actuellement d’avoir des «preuves légales et scientifiques pour confondre un criminel sans même essayer de le brutaliser ou de le menacer». «C’est une raison pour dire que dans nos commissariats on ne brutalise plus. Nous n’avons plus besoin de ces méthodes pour avoir les aveux d’un criminel», se satisfait-il. Le DGSN met, à ce propos, en évidence l’importance du recrutement de plus de scientifiques, techniciens et ingénieurs pour moderniser la police algérienne que ce soit en termes de formation ou d’équipements. M. Tounsi a relevé que cette modernisation est d’autant plus nécessaire que de nouveaux types de crimes commencent à faire leur apparition dans la société telle que la cybercriminalité, indiquant dans ce contexte que la Direction générale de la Sûreté nationale vient d’envoyer un groupe de techniciens pour un stage de «pas moins de six mois en Suisse pour mieux maîtriser et lutter contre cette nouvelle criminalité». «Même si la cybercriminalité n’est pas très répandue, nous préférons prendre les devants», a-t-il précisé. Il a ajouté que pour assurer correctement ses missions, la Sûreté nationale a inscrit dans son programme quatre grandes actions regroupées dans le sigle «FOIS» dans le commandement est: «F» pour formation, «O» pour organisation, «I» pour inspection et «S» pour sanction positive ou négative. «La SN a donné la priorité à la formation parce qu’elle règle tous les problèmes, d’abord de l’efficacité sur le terrain, mais aussi de toutes les questions relatives aux connaissances et permet, surtout, de passer à un stade supérieur dans la lutte contre la criminalité qui, elle-même, commence à évoluer par des techniques assez sophistiquées», a-t-il noté. M. Tounsi a expliqué, à ce sujet, que la DGSN a axé son travail sur l’amélioration de son système de formation et du niveau de ses formateurs, en les faisant bénéficier de l’expertise des polices de pays frères et amis dans les domaines qui intéressent la police algérienne. «Il y avait une absence criarde de formation, alors nous avons tout donné à la formation qui a bénéficié d’un budget conséquent», a-t-il conclu. Par ailleurs, nous avons appris que des instructions seraient données à la police pour faire preuve de «moins de zèle», dans l’exercice de ses fonctions et cela dans le but d’éviter le mécontentement qui s’exprimerait de la part du citoyen contre les services policiers. H. Senouci
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