Algérie

Tlemcen, Le CCF à l’heure du Ramadhan


On se bouscule au portillon du CCF qui vient d’ouvrir ses portes, surtout les nostalgiques qui ont milité pour la réouverture de cette infrastructure et qui n’ont pas oublié ses années d’existence.

Certains même viennent avec leur ancienne carte d’adhésion, des cartes qui, en principe, leur donnent encore accès à la bibliothèque. Mais ils ne l’ont apportée que pour montrer qu’ils étaient de fervents habitués des diverses activités. D’autres se rappellent encore de leur numéro d’inscription.

Point de soirées thématiques pour ce premier Ramadhan, mais David Quenec, le directeur du CCF, reçoit tout le monde et fait des promesses à cause de la réception des locaux avec un peu plus de retard que prévu. «Nous avons quelques petits réglages à faire pour, dès le 26 octobre, accueillir les gens mais nous aurons un programme de manifestations culturelles autour du cinéma et d’autres disciplines le Ramadhan prochain, Inchallah».

Les inscriptions ont démarré et les premiers venus ont tout le loisir de visiter cette bâtisse qui leur a été interdite pendant plus de 14 ans. Bien entendu, une exposition de «Scènes et portraits de la vie artistique de Tlemcen au XXème siècle» de la collection d’El-Hassar Benali les attend. Les premiers venus retirent leurs cartes d’adhésion, des documents uniques décorés et numérotés par Speedy Graphito, Muzo et Philippe Lagautrière, de grands artistes qui ont exposé à Tlemcen l’hiver dernier.

Selon M. David Quenec, dans le domaine de la bibliothèque, le fonds a été renouvelé dans plusieurs directions: la littérature d’abord, mais aussi les sciences humaines et sociales, le droit et l’économie, l’histoire, le marketing, et un domaine très important pour le CCF, tout ce qui est l’actualité. «Nous avons agrandi concrètement l’espace de 136 m². C’est une grande nouveauté qui n’existait pas avant et nous avons 3 salles de lecture au lieu de 2, avec une salle de consultation de 70 magazines, périodiques, revues de droit du commerce, de sport, de sociologie, de santé... Avec le pari que ce lieu n’ait plus l’image d’une annexe de la bibliothèque de l’Université. Il faut que ce lieu intéresse les gens qui ne sont pas nécessairement étudiants, qui sont d’une manière ou d’une autre attachés à la culture française dans le sens le plus large, la connaissance de la France contemporaine pour des raisons personnelles de loisir. Il n’y a plus de pénuries d’ouvrages dans les bibliothèques universitaires à l’heure actuelle. On ouvre sans les sciences pures, sans les techniques de l’ingénieur, sans les UMC, sans les biologies, la chimie».

Concernant l’enseignement, l’objectif est de démarrer les cours labellisés, nous dira M. Bentabet Abdelhamid, responsable du CEF (Centre d’enseignement et de formation) au CCF. «Les demandes sont très importantes et extrêmement diffuses. Nous sommes en train de réfléchir sur quels cours, pour qui, à quel endroit. On en discute avec nos partenaires de l’Université, on consulte des enseignants, on est à l’écoute de toutes les demandes qui nous viennent de plus en plus variées: des demandes de français de spécialité, de français de l’apprentissage pour les étudiants, pour les remises à niveau. Il y a une forte demande à Tlemcen.

Le CCF a ouvert ses portes pour les inscriptions mais, Ramadhan oblige, les gens viennent, se renseignent, visitent, prennent une revue, s’assoient à une table et laissent le temps passer dans les salles de lecture avec le souvenir d’un CCF qui grouillait d’adhérents, dans le bruissement des pages que l’on retournait. Et justement, le CCF leur découvre une nouvelle page.


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