Le conglomérat industriel ThyssenKrupp, numéro un allemand de l'acier, a annoncé, avant-hier, un bénéfice net surprise de 238 millions d'euros au troisième trimestre de son exercice décalé 2011/2012, obtenu essentiellement grâce à des gains issus de cessions d'actifs. Ce résultat positif, en hausse de 16% sur un an à périmètre comparable, a surpris les analystes, qui s'attendaient à une baisse de 121 millions d'euros selon le consensus Dow Jones Newswires. Le bénéfice reflète notamment l'effet des gains liés à la vente de la fonderie américaine Waupaca fin juin, a expliqué le groupe. ThyssenKrupp a maintenu son objectif d'un résultat d'exploitation (Ebit) ajusté de l'ordre de 500 millions d'euros pour l'ensemble de son exercice. Sur les neuf premiers mois de son exercice, son résultat d'exploitation totalise 339 millions d'euros, dont 122 millions d'euros au troisième trimestre. Les analystes attendaient moins sur la période, autour de 81 millions d'euros. Le chiffre d'affaires, qui s'est élevé à 10,7 milliards d'euros au troisième trimestre, soit une baisse de 7% sur un an, est en revanche légèrement en dessous des prévisions des analystes qui tablaient sur 10,8 milliards d'euros. "La faiblesse de la conjoncture et en particulier l'incertitude générale liée à la crise de la dette publique non résorbée se ressentent de plus en plus sur nos marchés", a constaté son patron Heinrich Hiesinger, cité dans un communiqué. Mais il compte sur ses segments d'activités "moins cycliques", c'est-à-dire moins dépendants de la conjoncture économique, pour atteindre son objectif annuel. En plus de l'acier, le conglomérat produit aussi des ascenseurs, des sous-marins, ou encore des composants pour l'automobile et fournit des prestations de services à l'industrie. Par ailleurs, le groupe est toujours en pleine restructuration de ses activités. En plus de la fonderie américaine géante Waupaca, il prévoit toujours de boucler la vente de sa division d'acier inoxydable au finlandais Outokumpu d'ici la fin de l'année 2012. Il passe actuellement en revue "toutes les options stratégiques" pour deux usines ruineuses aux Etats-Unis et au Brésil, indique-t-il, rappelant que le résultat était "toujours ouvert". Il a également dit être "en discussions avancées" pour la vente de ses activités de construction au sein de sa division acier en Europe, et étudie "des options de vente" pour sa filiale Berco, fabricant italien de trains de roulement pour engins de travaux publics.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : R E
Source : www.lemaghrebdz.com