Algérie

Tebboune interrogé sur les dépôts des Offices dans Khalifa Bank


Les DG des OPGI sont les seuls responsables «Les OPGI jouissent d’une autonomie financière et je ne pouvais, en ma qualité de ministre, interférer dans leur gestion», a déclaré -hier devant le tribunal criminel de Blida- l’ancien ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme qui était entendu comme témoin. Abdelmadjid Tebboune a expliqué qu’il lui appartenait surtout, en tant que ministre, de «réactiver le secteur» et de veiller sur la réalisation du programme présidentiel, plus particulièrement le projet de l’AADL. «Les OPGI avaient toute la liberté de gestion de leurs fonds», a-t-il affirmé en précisant en ce sens qu’»ils n’avaient nullement besoin de l’aval de leur tutelle», enlevant ainsi aux mis en cause la possibilité de le mouiller dans cette sale affaire. Quant aux correspondances mensuelles concernant les bilans des OPGI, l’ancien ministre soutiendra qu’elles parvenaient à une direction dépendant effectivement de son département, chargée de les examiner et de n’en faire part au ministre qu’»en cas d’irrégularités, d’un problème grave». De plus, il souligne avoir toujours exhorté les responsables des offices d’investir l’argent de l’Etat dans la multiplication des projet d’habitat, «surtout que le secteur souffrait d’un déficit de 300.000 logements». Autrement dit, il leur déconseillait continuellement de laisser leurs fonds dormir dans les coffres-forts des banques. A ce propos, il fera remarquer que le secteur de l’habitat comptait en 2001 près de 250 milliards de dinars gelés dans des banques, dont 28 appartenant aux OPGI. La juge lui fait alors remarquer que les DG des OPGI incriminés avaient soutenu le contraire. «Mensonge!», s’exclamera-t-il, réfutant ainsi tous leurs témoignages en précisant que des documents «prouvent» que le placement des fonds des OPGI à El-Khalifa Bank «avait commencé effectivement en 1999». Cela amènera le procureur général à lui faire remarquer que «le nombre des OPGI plaçant leurs fonds dans cette banque était plus important durant son mandat». Quant à ses relations avec Abdelmoumen Rafik Khelifa, l’ancien ministre soutiendra l’avoir rencontré à six occasions au plus, en soulignant qu’il n’y avait pas entre eux de liens d’amitié. En somme, le témoignage de Abdelmadjid Tebboune enfonce davantage les DG des OPGI mis en cause... C’était ensuite au tour du patron de la JS Kabylie, Mohand-Cherif Hannachi d’être entendu en témoin. Il reviendra ainsi sur la convention de sponsoring signée en 2001, avec El Khalifa Bank, au profit de son club. Au regard de celle-ci, la banque en question versait 40.000 Da par mois aux joueurs du club kabyle, la convention portant globalement sur 300 milliards de centimes pour chaque saison sportive. Le boss du team du Djurdjura soulignera qu’El-Khalifa Bank devait aussi prendre en charge les 800 millions de centimes que devait la compagnie aérienne Antinéa au club sur la base d’une convention, après que cette compagnie a été achetée par Rafik Khalifa. De plus, indiquera-t-il, Rafik Khalifa a offert à ses joueurs 25 voitures, d’une valeur globale de 2,8 milliards de centimes. La facture, dira le boss kabyle, a été supportée par l’agence de Tizi-Ouzou d’El-Khalifa Bank, sur un ordre donné par son P-dg, «par téléphone». Mohand-Cherif Hannachi a été aussi interrogé sur la cérémonie de signature de la convention de sponsoring de l’Olympique de Marseille (OM), à laquelle il était invité, aux côtés de Lakhdar Belloumi et d’Ighil Meziane et des dizaines de journalistes. «A cette occasion, dira Hannachi, des enveloppes contenant des devises ont été remises par le directeur de la communication du groupe Khalifa aux présents», en soulignant avoir refusé celle qui lui était destinée.
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