L'Afrique est le berceau de l'humanité. On oublie souvent ce slogan, ressorti à chaque grand événement pour afficher une fierté souvent mal placée. Je pense que depuis sa première édition en 1969, le Panaf a inspiré pas mal de pays.
D'Abidjan, là où je suis actuellement, quand j'entends que plus de 48 pays seront présents à cet événement, je pense tout de suite à l'unité de l'Afrique. Ce rassemblement parviendra, je l'espère, à montrer qu'il y a une Afrique digne qui existe et contribue à la civilisation outre les conflits. Je crois fermement que nous arriverons à montrer notre volonté de continuer à préserver notre patrimoine, notre culture, notre technologie, notre savoir-faire. Cinéma, théâtre, danse, littérature, musique, arts visuels etc., le Festival panafricain d'Alger couvre toutes ces manifestations. C'est la preuve que l'Afrique n'est pas que le théâtre de la guerre, de la famine ou de la misère que nous voyons dans les télévisions occidentales. Trop de clichés sur le continent noir nuisent au développement en marche. Mais grâce au combat de la culture et aux nouvelles technologies de la communication, le monde entier saura que nous sommes une Afrique qui crée et se développe. En somme, je crois que le Panaf n'est pas l'apanage des intellectuels : il s'adresse plutôt aux Africains d'ici et d'ailleurs, du plus jeune au plus vieux. A la génération consciente, et c'est une occasion pour le continent noir de montrer son aspiration au bonheur et au progrès.Tanguy Blais est réalisateur à Abidjan. Actuellement, il travaille comme directeur de la production à ivoireTV.com, créé par Afric'Art TV.
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Posté par : sofiane
Source : www.elwatan.com