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Syrie - Crise / Envoi de Casques bleus La Russie veut d'abord un cessez-le-feu



Syrie - Crise / Envoi de Casques bleus
 La Russie veut d'abord un cessez-le-feu
Condition - La Russie étudie la proposition de la Ligue arabe de déployer une force conjointe ONU - Pays arabes, tout en jugeant qu'un cessez-le-feu est nécessaire avant l'envoi de soldats de maintien de la paix.
«Nous étudions cette initiative et attendons que nos amis des pays arabes clarifient certains points», a dit le chef de la diplomatie russe, Sergeï Lavrov, estimant que ce sera chose faite «dans les jours à venir». «Pour déployer une force de maintien de la paix, il faut l'autorisation de la partie qui la reçoit, d'abord. Deuxièmement, pour envoyer une mission de maintien de la paix, comme on l'appelle dans le jargon de l'ONU, il faut qu'il y ait une paix à maintenir», a jugé M. Lavrov, chef de la diplomatie russe. «En d'autres termes, il faut quelque chose qui ressemble à un cessez-le-feu», a-t-il résumé. Or, selon lui, ce sera un objectif difficile à atteindre.
«Les groupes armés qui combattent le régime syrien n'obéissent à personne et ne sont contrôlés par personne», a-t-il dit. M. Lavrov, qui s'est rendu la semaine dernière en Syrie, a appelé, hier, lundi, une nouvelle fois les opposants à la négociation, répétant que le régime avait proposé des pourparlers avec le vice-président. «Il fallait utiliser cette chance et lancer un dialogue avec le vice-président. Maintenant la balle est dans le camp de l'opposition», a jugé le ministre russe. De leur côté, les Européens apparaissent en ordre dispersé face à la proposition avancée par la Ligue arabe de former une force de paix commune avec l'ONU pour mettre fin au bain de sang en Syrie, la France allant jusqu'à mettre en garde contre toute action extérieure «à caractère militaire». Officiellement, tous les pays européens acclament les initiatives de la Ligue arabe depuis le début de la crise à la mi-mars 2011, qui a fait plus de 6 000 morts, selon l'ONU. Mais la perspective d'envoyer des troupes s'interposer entre le régime de Bachar al-Assad et l'opposition les divise, alors qu'ils sont les plus outillés au monde avec les Etats-Unis et la Russie pour en fournir. Interrogé par la presse sur la possibilité que la France envoie des Casques bleus en Syrie, le chef de la diplomatie française, Alain Juppé, a répondu que «toute intervention à caractère militaire extérieure ne ferait qu'aggraver la situation, d'autant qu'il n'y aura pas de décision du Conseil de sécurité, qui est la seule instance à même d'autoriser une telle intervention». La Grande-Bretagne a été plus mesurée, se bornant à exclure des troupes occidentales en Syrie. «Je ne crois pas qu'avoir des bottes occidentales sur le terrain, quelle qu'en soit la forme, y compris une force de maintien de la paix, soit une voie à suivre en Syrie», a souligné le ministre britannique des Affaires étrangères, William Hague, tout en affirmant l'urgence d'en discuter.
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