Algérie

Suite à la montée au créneau des exportateurs de métaux ferreux et non ferreux Le ministère de l'Industrie ouvre un dialogue

Suite à la montée au créneau des exportateurs de métaux ferreux et non ferreux Le ministère de l'Industrie ouvre un dialogue
Une rencontre entre les responsables du département de Benmeradi et la Fédération nationale des exportateurs et récupérateurs est prévue mardi prochain. Une invitation au dialogue qui a contraint le syndicat à reporter son rassemblement.
Prévu pour aujourd'hui devant le siège du ministère de l'Industrie, le rassemblement des récupérateurs et exportateurs de métaux ferreux et non ferreux n'a finalement pas eu lieu. Motif ' 'La fédération a décidé de surseoir à cette action de protestation à la suite des contacts qui ont suivi notre correspondance au ministre de l'Industrie l'informant du rassemblement devant le siège de son département", nous confie le vice-président de la fédération. Selon Chermat, la veille de la tenue du rassemblement, les responsables de la fédération ont été contactés par un médiateur (qui n'a rien avoir dans le conflit) qui ont tenté de les convaincre de temporiser et de privilégier la voie de la concertation. Mieux, le médiateur promet de les introduire au département de l'Industrie. Et c'est chose faite puisque le département de Benmeradi s'est montré disponible à ouvrir le dossier de l'interdiction de l'exportation des métaux ferreux et non ferreux. Une première rencontre entre les deux parties est prévue mardi prochain au siège du ministère de l'Industrie. Les exportateurs et récupérateurs ne crient pas victoire déjà et semble même un petit peu sceptiques. 'Nous ne pouvons être très optimistes vu la position de ce département par rapport à cette activité", nous dit un autre membre de la fédération. Et d'expliquer qu'après avoir été ballottés entre divers institutions et départements ministériels qui se renvoyaient la balle, la fédération a finalement compris que c'est le département de l'Industrie et de la PME-PMI qui s'oppose à la levée de l'interdiction des exportations des métaux ferreux et non ferreux en arguant le fait que le pays en a grandement besoin et peut s'en servir pour développer son industrie. Un argument peu convaincant pour les gens du métier et qui exercent cette activité depuis des années. En effet, à en croire la fédération, la production annuelle de ces déchets atteint les 600 000 tonnes par an et seules 30 000 tonnes sont récupérées par les entreprises nationales qui en ont réellement besoin, le reste étant destiné à l'exportation ! Quoi qu'il en soit, la fédération se dit ouverte à toute formule de vente de leurs marchandises, pourvu que le département qui bloque leur activité ouvre un dialogue qui aboutirait à une solution qui arrangerait toutes les parties concernées.
M B
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