Dans un climat d'incompréhension et de tension autour notamment des statuts particuliers et des régimes indemnitaires, le ministre de la Santé, Abdelhak Saïhi, a tenu à rassurer, affirmant que la porte du dialogue
est grande ouverte.
En réponse à certaines réserves formulées par les partenaires sociaux, le ministre de la Santé a affirmé que certains textes sont positifs mais il y a apparemment des dysfonctionnements dans d'autres. Et de rassurer en affirmant qu'une correction est toujours possible. M. Saïhi a ainsi appelé les partenaires sociaux, représentants des fonctionnaires, à faire des propositions dans ce sens pour pouvoir corriger les probables anomalies. Tout en annonçant lors d'une rencontre qu'il a présidée, jeudi dernier, sur la mise en Å“uvre de l'instruction relative aux statuts, aux régimes indemnitaires des corps de la Santé, et à la gestion des urgences médicales, que la revalorisation salariale sera effective avant le Ramadhan. D'ailleurs, le ministère a déjà adressé une circulaire aux directions et aux établissements relevant du secteur, pour prendre toutes les mesures nécessaires en vue d'élaborer les arrêtés collectifs pour la réintégration des concernés suivant chaque corps et rang, et de prendre en charge l'impact financier qui en découle et ce, avant le mois sacré de Ramadhan au plus tard. En donnant, en outre, des instructions pour que «les augmentations financières concernant les indemnisations qui ont été prises en charge dans le cadre de cette instruction seront versées avec le salaire du mois de mars prochain». Le ministre de la Santé affirme que son département accorde un intérêt majeur aux personnels du secteur. Pour M. Saïhi, «le corps médical est pour nous un acteur principal qui pourra effectivement apporter sa contribution dans le système de santé». Faut-il rappeler, une commission a été déjà installée, justement pour examiner les dysfonctionnements relevés dans les statuts en concertation avec les syndicats du secteur. Ces derniers sont ainsi appelés à soumettre leurs propositions et remarques à l'autorité compétente d'ici la fin du mois de février. Après avoir reçu la Fédération nationale des travailleurs de la santé, le ministre de la Santé a reçu jeudi dernier les membres du Syndicat national des médecins généralistes de santé publique (SNMGSP). Et ce, dans le cadre d'une série de consultations et de rencontres avec les partenaires sociaux qui se poursuit toujours. Le syndicat en question a exposé devant le ministre de nombreuses questions liées aux dysfonctionnements constatés dans les statuts particuliers. Notamment, les questions relatives à la promotion en faveur du médecin généraliste et du médecin de référence, la baisse des primes et l'intégration dans de nouveaux grades. A cela s'ajoute la question des primes et de la promotion pendant le parcours professionnel et travail pendant les heures de semaine. Il a également soulevé la question des restrictions imposées au travail syndical dans certains établissements de santé.
Une dynamique de coordination entre les urgences et les autres services s'impose
Le ministre de la Santé a mis l'accent sur l'amélioration des conditions de prise en charge du malade, notamment au niveau des services des urgences. Et ce, affirme-t-il, en assurant des prestations de haute qualité fournies par des équipes médicales très efficaces. Le ministre affirme que la prise en charge des patients et l'évaluation de l'efficacité du système de santé commencent dans les urgences. En plaidant pour plus de dynamisme et d'efficacité dans les services des urgences pour que le malade soit transféré si nécessaire aux services de compétences dans un délai qui ne dépasse pas les 24 heures (selon les cas bien évidemment).
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : M. Aziza
Source : www.lequotidien-oran.com