Algérie - HISTOIRE

Splendide illustration de la bataille de Sidi Brahim par Hocine Ziani

Splendide illustration de la bataille de Sidi Brahim par Hocine Ziani


Cette peinture a une histoire en rapport avec les dernièrs combats de l'Emir... qui tenait ABSOLUMENT a venger les Ouled Riah !
A Msirda, rekbet Mezzoudi est un des contreforts de la petite chaîne du Guerbous, au revers du Djebel Kerkour, sur la route conduisant de Sidi Boudjenane à Ghazaouet. A 25 km de cette ville, un monument de 5m50 de haut a été érigé à l'endroit même où a été tué le lieutenant-colonel Montagnac le 23 septembre 1845 lors de la cuisante défaite pour les régiments français 🇫🇷 pendant «la Bataille de Sidi Brahim» qui s'est étendue jusqu'au 26 septembre....
Mais revenons à quelques jours auparavant, le 21 septembre 1845, où Montagnac, commandant supérieur du poste Djemaâ-Ghazaouet, part à la rencontre de l'armée de l'Emir avec plus de 800 hommes : 456 hommes du 15e Léger dont 390 du 8e Bataillon de Chasseurs d'Orléans et 2 pelotons du 2e Hussards, régiment de Chamborant (66 cavaliers; tous furent tués), commandés par Courby de Cognord, du capitaine Genty de Saint-Alphonse et du sous-lieutenant Klein (tué lui aussi), s'y ajoutèrent 5 compagnies du 8e Chasseurs (346 chasseurs et carabiniers), commandés par A.-L.- Adolphe Froment-Coste (tué ce jour-là) et du capitaine Dutertre, de Rozagutti (chirurgien) et de Lévy (interprète).
Entraîné dans une embuscade, il est attaqué par les 1.500 cavaliers menés par l'Emir et ses khalifas Mohamed Bouhmidi Oulhaci et Mustapha Ben Touhami. La colonne Montagnac est presque entièrement détruite et une centaine d'hommes faits prisonniers. Le capitaine Dutertre, fait prisonnier, est amené devant le mausolée de Sidi Brahim pour exiger la reddition et la vie sauve des chasseurs qui s'y sont réfugiés. Avant d'être mis à mort, il aura le temps d'exhorter les survivants à se battre jusqu'à la mort. Le capitaine de Chargère et le lieutenant de Raymond sont tués, le sous-lieutenant Larrazet et le commandant de Cognord seront faits prisonniers. A l'aube du 3e jour, le capitaine Géreaux, seul officier qui n'a pas été tué avec le lieutenant Chappedelaine, sortira du mausolée de Sidi Brahim avec ses soldats pour se diriger vers Djemaâ-Ghazaouet. À quelques kilomètres du camp, la troupe ne peut résister à l'affrontement contre des combattants des Ouled Ziri. Le capitaine Géreaux sera tué et de ses 82 hommes, 11 seulement survécurent, dont un hussard (In : Cavaignac, «Rapport Militaire»). C'est durant la bataille de Sidi Brahim que l'Emir reçut la seule blessure sérieuse durant ses 17 années de djihad, blessure au lobe de l'oreille droite par le ricochet d'une balle perdue. Il fit une prière à 2 génuflexions sous un olivier qui existe toujours. Après avoir sécurisé l'endroit, les troupes françaises ont récupéré les restes des soldats et ont construit un tumulus en pierre avec un peu de maçonnerie par le 2e Zouave. En 1853, l'armée française a édifié, sur le sommet du monticule (où a péri Montagnac) connu sous le nom de «colonne Montagnac» («Tell Bouhmidi» serait plus juste). Dans la nuit du 17 au 18 mars 1888, ce monument fut totalement détruit par la foudre puis reconstruit la même année.

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