Algérie

Sécurité, des ports algériens: l’offre de service américaine


« Securiport », une société de droit américain basée à Washington, spécialisée dans la sécurité aéroportuaire et la reconnaissance biométrique des passagers, a proposé hier de « sécuriser » tous les aéroports et ports algériens par des méthodes technologiques extrêmement avancées.

C’est du moins ce qu’a essayé de faire admettre hier à l’hôtel Sheraton d’Alger, au cours d’une conférence de presse à l’ambassade américaine, M. Jose S. Sorzano, président du conseil d’administration de ladite société, un homme que l’on a présenté comme étant très proche de George Bush. En quoi consiste ce système proposé par les Américains ? D’après l’exposé du premier responsable de cette société créée sur décision du président américain au lendemain des attentats du 11 septembre, le TDIC (Système contrôle numérique total) a pour objet le contrôle de sécurité des passagers lors de leurs arrivées et départs dans les aéroports. Le système utilise la technologie biométrique de pointe afin de vérifier et comparer l’identité des passagers en voie d’embarquement et d’arrivée en procédant par la suite à une comparaison des informations déjà existantes dans les banques de données dans le cas où le passager est déjà entré au pays ou recherché pour un délit quelconque. Ce système déjà utilisé dans des aéroports américains, notamment JFK International, La Guardia (New York), Logan (Boston) ainsi que les aéroports du Congo et l’aéroport de la Concepcion au Chili, peut effectuer plusieurs contrôles. Il s’agit de la « vérification à ultrasons des empreintes digitales des passagers ». Ce système de contrôle des empreintes digitales s’intègre à un lecteur ultrason haute résolution qui enregistre l’empreinte du passager et la compare avec les informations contenues dans son passeport. La moindre anomalie dans le nom, l’adresse ou la date de naissance du détenteur du passeport est automatiquement signalée par l’ordinateur doté également d’une caméra numérique qui mémorise toutes les photos des passagers. Grâce à ce système, même les employés des différents ports et aéroports seront contrôlés à l’aide du même procédé et les « intrus » seront identifiés sur simple vérification de leur empreinte digitale. Le même système prévoit également la constitution de bases de données comprenant le dossier de chaque employé. Ainsi, explique M. Jose S. Sorzano, le système TDIC suit les employés, en dressant une chronologie détaillée des heures d’entrée et de sortie dans l’infrastructure où ils sont employés. Si les heures de leur travail ne concordent pas avec le planning officiel, l’accès leur sera refusé. Selon le responsable de la société américaine, ce système pourra contrôler l’accès aux portes, aux aires restreintes (réservoirs à essence, pièces de rechange, archives concernant l’historique des vols effectués) ainsi qu’aux véhicules. M. Sorzano affirme que c’est ce qui se fait de mieux aujourd’hui en matière de sécurité des infrastructures aéroportuaires et que le contrôle du passager ne nécessite aucune formation spécifique, ne dure que 2,5 secondes et ne nécessite également pas la présence d’autres agents tels que la PAF puisque tout est vérifiable sur micro en direct. « Nous proposons de sécuriser les ports et aéroports algériens et ainsi renforcer la sécurité dans ce pays », a indiqué M. Sorzano qui annoncera, histoire de convaincre davantage l’assistance, que ce système sera utilisé dès le 19 novembre à l’aéroport de Frankfurt en Allemagne. Enfin, il y a lieu de signaler que la société américaine est officiellement installée à Alger. Mme Nawal Kara a été nommée directrice du bureau d’Alger. Elle représentera officiellement cette firme dans notre pays.



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