Algérie

Retour des vacanciers et émigrés

La phase critique a commencé La phase retour des émigrés débutera demain, mercredi 13 août, et se prolongera jusqu’au 2 septembre, une date qui coïncide avec la rentrée scolaire en France. C’est ce que confirme une source proche de l’Entreprise Portuaire d’Oran (EPO) qui précise que ce calendrier a été décidé, hier lors d’un point d’évaluation sur la saison estivale, tenu avec les différentes compagnies maritimes consignatrices pour gérer cette période de tension récurrente qui s’étalera sur une vingtaine de jours. Une période de stress, comme on dit, où il va falloir gérer quelques 60.000 passagers et 15.000 véhicules qui transiteront par le port d’Oran, explique M. Semcha, Directeur Général de l’EPO, non sans évacuer les contraintes récurrentes qui peuvent surgir en pareille période surtout en terme de prise en charge des véhicules, compte tenu des capacités des navires qui sont limitées à 250 véhicules. «Le problème des passagers est plus ou moins gérable, encore qu’il nécessite une compréhension de la part de nos ressortissants compte tenu de la masse des voyageurs durant cette période mais le problème auquel les services concernés seront confrontés concerne les non-réservés. Néanmoins pour les véhicules, je dois l’avouer, ce ne sera pas une mince affaire...». «Un point noir devenu malheureusement récurrent, car tout le monde veut rentrer durant les deux dernières semaines du mois d’août», comme le déplore une émigrée prête à l’embarquement pour Marseille au sujet de son escale d’hier, qui livre des propos à chaud et qui soutient que rien n’a changé pour le confort des passagers. «C’est beau l’Algérie, c’est notre pays, j’y viens deux à trois fois par an mais le retour, comme toujours est... dégoûtant!» Allusion est faite au problème, dit-elle, au favoritisme pour avoir la carte d’accès. A un autre ressortissant algérien vivant depuis une dizaine d’années en France, d’étaler ses états d’âme: «On a trouvé énormément de difficultés jusque-là. Pour arriver au port d’Oran, j’ai dû prendre un taxi. Les problèmes ont d’abord commencé à l’entrée du port, je parle des difficultés d’accès et je me demande pourquoi un taxi ne rentre-t-il pas au port alors que je l’ai payé à plus de 200 DA... Allez-y, jetez un coup d’œil par là, vous allez apercevoir une file de taxis. Dites moi, qu’est-ce que cela veut dire? Je vous ferais l’économie de certains détails car la coupe est trop pleine». Un autre émigré, originaire de Marsat El-Hadjadj, de décrier les conditions pénibles qu’il a connues avant l’embarquement de la journée d’hier: «Il y’a une mauvaise organisation et un manque d’information. Nous faisons la queue depuis 9 heures du matin et comme vous le voyez, il est 11 heures, c’est à dire plus d’une heure de retard et personne ne s’inquiète outre mesure». L’accueil, il faut le dire, est non seulement long mais ennuyeux pour quelques passagers presque «fracassés», comme ils disent: «Non seulement je peine avec tous ces bagages mais encore, je sue. Il n’y a même pas de chariots. Ce sont des petits détails mais il faut en parler, comme par exemple l’absence d’une pharmacie. Que peut faire un diabétique de Sidi Bel-Abbès ou de Tlemcen, s’il a oublié sa seringue?» Il faut dire qu’au niveau de la nouvelle gare maritime, qui jouxte le quai de Casablanca, le renforcement des effectifs est vain lorsqu’on constate qu’un enfant de 5 ans qui n’a pas pu tenir debout, gisait à même le sol et sans que personne ne bouge le petit doigt. Pas mêmes les hôtesses, apparemment préoccupés par autre chose. «Si je gueule, ils risquent de me rendre la tâche difficile car comment expliquer qu’il existe un seul guichet ou bureau pour des centaines de passagers», confie un passager qui vient de célébrer son mariage en Algérie. La balle est désormais dans le camp des consignataires qui doivent jouer à fond la carte de la communication, notamment après ces retards constatés. «C’est qu’un billet est aussi un contrat de ...voyage. Un point d’honneur pour l’ENMTV qui vient de faire une annonce auprès de la presse pour inciter les voyageurs à bord des car-ferries à respecter les dates de retour», comme le dit un agent de cette entreprise. Safi Z.
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