Il peut paraître étrange – en tout cas inhabituel – de mettre côte à côte
deux groupes de notions (rente/légitimation, consensus et statuquo)
qui semblent appartenir à deux champs théoriques que tout a séparés,
à deux disciplines qui sont "enseignées" dans deux institutions
différentes sans réelle possibilité de dialogue ou d'une confrontation
des "trames d'intelligibilité" que chacun des deux groupes de termes
organiserait.
Cet article voudrait tenter cette confrontation, dans la mesure où l'on va
s'interroger sur les effets de connaissance – de sens ? – que cette
dernière provoquerait. Il va s'agir, dès lors, de questionner le champ
que leur articulation active constituerait et qui serait, en propre,
économie politique. Il me semble que l'on ait oublié – refoulé – ce que
présuppose et implique "l'objet" de l'économie politique : cet objet
serait mise en évidence de l'aspect éminemment social et politique de
tout processus économique en ce sens que rapports de pouvoir et de
domination et modes de légitimation (de ces rapports) y seraient
constitutivement présents et structurants. par nature. Formulé d'une
autre façon, l'objet de l'économie politique serait, à mon sens, l'étude
des rapports de forces sous lesquels l'on produit et consomme,
échange et répartit des biens matériels – des "ressources matérielles
et humaines" – propres à satisfaire des besoins socialement validés /
"déterminés".
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Posté par : einstein
Ecrit par : - Liabes Djillali
Source : Les cahiers du CREAD Volume 1, Numéro 6, Pages 129-164 1986-06-25