
Kader Bentounès - El Moudjahid
 
L'établissement Arts et Culture de la wilaya d'Alger a organisé, lundi après-midi, une rencontre littéraire animée par l'universitaire et auteur Aïssa Marok, pour parler de son livre, la Sémiologie des titres.
L'établissement Arts et Culture de la wilaya d'Alger a organisé, lundi après-midi, une rencontre littéraire animée par l'universitaire et auteur Aïssa Marok, pour parler de son livre, la Sémiologie des titres.
Poète lauréat de plusieurs prix et ayant participé à beaucoup de concours littéraires et poétiques dans les pays arabes, Aïssa Marok prépare son doctorat à l'université d'Alger dans la spécialité littérature contemporaine. Pour sa quatrième publication, le chercheur a réalisé une étude sur la sémiologie des titres dans les &oeliguvres littéraires arabes en prenant comme exemple l'&oeliguvre du jeune auteur égyptien Ibrahim Moussa Nahas.
Cette thèse universitaire a été envoyée au poète par courtoisie avant de faire fortuitement l'objet d'une publication. «J'ai envoyé à l'auteur l'étude que j'ai faite sur son &oeliguvre poétique pour l'encourager et féliciter sa créativité. Il a pris l'initiative de proposer mon études à certains éditeurs en Égypte, l'idée était intéressante par son contenu, mais surtout par rapport à la thématique des titres qui est peu abordée dans les études littéraires arabes. Le livre a vu le jour chez une maison d'édition spécialisée dans la traduction et les études, et l'&oeliguvre a eu beaucoup de succès aux pays des Pharaons», a-t-il souligné.
Aïssa Marok a déploré le fait que l'édition algérienne ne donne pas assez d'importance à la publication d'études littéraires, critiques et thèses universitaires. Il a souhaité par ailleurs plus d'engouement de la télévision pour l'actualité livresque.
Pour ce qui est du choix de ce poète, l'interlocuteur s'exprime. «En tant que jeune, j'encourage les jeunes auteurs à émerger. Nous avons tendance dans les pays arabes à glorifier la célébrité et la réussite, et à ne pas donner assez d'espace, d'attention et d'encouragement aux jeunes. Ibrahim Moussa Nahas a une bonne plume poétique, mais il n'est pas trop médiatisé et connu. Il y a aussi ses titres qui m'ont interpelé et qui ont constitué d'excellents moules et bases pour mon étude», a-t-il expliqué, avant de revenir sur le contenu de sa thèse : «J'ai choisi la méthodologie sémiologique pour mettre en avant les différents liens tissés dans texte poétique, mais aussi pour ouvrir de libres interprétations aux idées extérieures de mon texte. Le titre occupe une grande place dans l'étude littérature occidentale, j'ai essayé de mettre en exergue l'importance capitale du titre dans l'&oeliguvre littéraire arabe.»
En présence de nombreux poètes, écrivains et personnalités du monde de l'édition, un riche débat a suivi la conférence portant sur différentes thématiques relatives à l'édition, à la critique et à l'encouragement des jeunes auteurs. Aissa Marok a indiqué que le texte algérien est salué, primé et réédité à l'étranger, il a enfin souhaité la concrétisation et le développement des mécanismes de la commercialisation du livre en Algérie.
 
Posté par : litteraturealgerie