Algérie

Réforme de l?enseignement secondaire


Un besoin de 65 millions en manuels scolaires Pour lutter contre la déperdition scolaire, il faut élargir le champ des filières scientifiques et technologiques. C?est pourquoi, à partir de septembre 2005, débutera au niveau de la première année secondaire la réforme de l?enseignement secondaire. C?est ce qu?a annoncé le ministre de l?Education nationale à l?occasion de la journée d?étude consacrée à la restructuration de l?enseignement secondaire tenue hier à l?ex-ITE de Ben Aknoun. Il s?agira d?introduire donc des classes de techniques mathématiques, de philosophie et de langue française. Pour cela, « un délai d?une année est nécessaire pour pouvoir finaliser les 33 livres scolaires indispensables à ce début de réforme »,expliquera M. Boubakeur Benbouzid. Il avouera que les capacités de l?Etat permettent de produire tout juste 24,5 millions de manuels scolaires, alors que les besoins de la réforme exigent un total de 65 millions de manuels. Mais c?est aussi une occasion pour lui de faire un aveu en se référant aux travaux des chercheurs de par le monde. « Cela ne sert à rien d?enseigner beaucoup de matières à l?élève du moment qu?il n?en assimile qu?une infime partie. Ce qui est, en revanche, important c?est de lui permettre de rejoindre l?université ou d?opter pour un métier avec le maximum d?aptitudes et de qualifications. » Présent également, le ministre de l?Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique exposera une autre réalité. « Il y a des débouchés autres pour les bacheliers que les diplômes universitaires », dira Rachid Harraoubia. Et il ne s?agit pas à partir de là de « dresser de quelconques obstacles, mais de permettre aux détenteurs du bac d?avoir plus de chances dans le domaine professionnel », ajoutera-t-il. Cela le conduira à souligner que la réforme en cours montre que le secteur de l?enseignement supérieur « tient à participer à l?effort de développement du pays comme celui d?élever le niveau de la société algérienne ». Quant au ministre de la Formation et de l?Enseignement professionnels concerné aussi par le dossier de la réforme, il remettra les pendules à l?heure. El Hadi Khaldi précisera qu?en perspective de l?adhésion de l?Algérie à l?Organisation mondiale du commerce (OMC) et la concrétisation des accords avec l?Union européenne, « les investisseurs étrangers doivent trouver sur un marché algérien une main-d??uvre qualifiée ». Se basant sur un taux de chômage de 26% et la proportion de jeunes de l?ordre de 70%, Khaldi alertera sur les grandes carences dont souffre le secteur de la formation professionnelle dans les spécialités dites « lourdes ». Par exemple, « à peine 5% du total des effectifs sont formés dans la spécialité du bâtiment », dira-t-il. C?est pourquoi « il ne faut pas s?étonner de nous voir solliciter les Chinois ou les Egyptiens ». A noter qu?une commission interministérielle, composée des trois ministères cités plus haut, a travaillé durant plus d?une année pour élaborer les recommandations serapportant à la réforme de l?enseignement secondaire.
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