Cette contribution vise à remettre en question l’usage récurrent de certaines désignations comme « sabir », « analphabétisme trilingue », « arabe dialectal », « semilinguisme » etc. Ces appellations, fonctionnant comme des « concepts » dans le discours universitaire algérien, instaurent une habitude associative entre elles et les éléments de la réalité sociolinguistique. Cette dernière ne fait pas avancer l’état de la réflexion critique en la matière. Subsumés d’idéologies, elles participent d’un statut quo qui résiste à la déconstruction critique d’où la reconduction des schémas traditionnels, diglossiques et satellitaires, dans la description/traitement des langues pratiquées en Algérie.
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Posté par : einstein
Ecrit par : - Chachou Ibtissem
Source : SOCLES Volume 1, Numéro 1, Pages 57-71